STX: Rome n'a “aucune intention d'aller de l'avant” dans ces conditions
L'Italie n'a "aucune intention d'aller de l'avant" dans le dossier STX France si les conditions qu'elles a posées ne sont pas respectées, a affirmé jeudi le ministre du Développement économique, Carlo Calenda.
"Nous, sur STX, nous sommes clairs depuis le début. Le précédent gouvernement français a demandé à Fincantieri de s'intéresser (au dossier) et le groupe l'a fait avec un projet industriel solide qui a des conditions fondamentales. Ces conditions sont connues du précédent gouvernement, qui a signé l'accord, et de l'actuel", a affirmé M. Calenda à la presse.
"L'Italie n'a aucune intention d'aller de l'avant si ces conditions ne sont pas là, comme l'a également dit (le patron de Fincantieri) Giuseppe Bono", a-t-il ajouté.
"Nos conditions sont très claires", a encore martelé M. Calenda.
"Je rappelle que la majorité (de STX France) avait été donnée précédemment aux Coréens", a-t-il dit.
"Je crois que c'est un bon test pour comprendre si celui qui parle d'européisme et de valeurs libérales ensuite les applique", a-t-il lancé.
Interrogée par l'AFP, une source proche du ministère italien de l'Economie avait souligné mercredi matin que Rome exigeait que Fincantieri ait plus de 50% de STX France, en rappelant que Paris avait "changé les cartes" par rapport à l'accord initial.
"Les autorités italiennes sont disponibles" pour parler avec Paris et modifier cet accord, mais seulement si "deux conditions sont respectées": que "Fincantieri ait la majorité du capital, même de peu, comme par exemple 51%, et le contrôle du conseil d'administration afin d'assurer une gouvernance adéquate", a dit cette source.