La Bourse de Paris perd du terrain, déçue par des indicateurs
La Bourse de Paris était en nette baisse jeudi après-midi (-0,83%), après trois jours de hausse consécutifs, pénalisée par des indicateurs économiques décevants en zone euro.
A 15H34 (13H34 GMT), l'indice CAC 40 perdait 43,45 points à 5.167,64 points, dans un volume d'échanges de 2,7 milliards d'euros. La veille, il avait progressé de 0,36%.
Le marché parisien a ouvert en hausse au-dessus des 5.200 points, mais a rapidement faibli en raison de mauvaises statistiques européennes. De son côté, Wall Street reculait également dans les premiers échanges.
En France, l'activité du secteur privé est toujours en croissance en avril mais à un rythme très ralenti par rapport à mars, selon l'indice PMI. En zone euro, ce même indicateur s'est tassé en avril.
"Les mauvaises nouvelles macroéconomiques refont surface", remarque John Plassard, chez Mirabaud Securities, "le plus inquiétant étant cependant le repli allemand (...) le lendemain même du relèvement, par le gouvernement allemand, de sa prévision de croissance".
"L'impact du QE (programme de rachat d'actifs, ndlr) européen n'est toujours pas perceptible sur l'économie réelle et relance donc le débat concernant l'efficacité globale de l'assouplissement quantitatif sur la croissance économique de la zone euro", selon lui.
Le marché en profitait donc pour prendre des bénéfices d'autant qu'"après une hausse depuis le début de l'année de près de 22% pour le CAC 40, une pause serait légitime", remarquent les gérants chez Barclays Bourse.
Par ailleurs, la Grèce restait en haut de l'affiche même si les incertitudes entourant la situation du pays semblaient peu peser sur les indices, à la veille d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro qui aura lieu à Riga.
Les investisseurs pensent que le pays finira par valider par ses partenaires une liste de réformes afin de toucher la dernière tranche d'aide de son programme de soutien, s'élevant à 7,2 milliards d'euros.
Enfin, le marché reculait alors même que les résultats d'entreprises étaient plutôt de bonne facture en France.
Michelin gagnait 6,27% à 101,80 euros, galvanisé par l'annonce d'une hausse de 5,6% de son chiffre d'affaires au premier trimestre. Le groupe a par ailleurs annoncé le lancement d'un programme de rachat d'actions de 750 millions d'euros dans un délai de 18 mois à deux ans.
Biomérieux prenait 4,93% à 96,77 euros après l'annonce d'un chiffre d'affaires en hausse de 20,8% au premier trimestre.
Altran progressait de 5,07% à 9,84 euros après l'annonce de l'arrivée de Dominique Cerutti, actuel PDG d'Euronext, dont le titre reculait de 2,56% à 39,08 euros.
Pernod Ricard avançait de 2,07% à 115,95euros, profitant d'un chiffre d'affaires en hausse au troisième trimestre de son exercice décalé.
Dassault Systèmes (+2,47% à 67,26 euros) a confirmé ses objectifs de croissance pour l'exercice 2015, après la publication d'un bénéfice net en hausse de 20% au premier trimestre.
Ipsen (+2,50% à 47,52 euros) profitait d'un relèvement de recommandation par les analystes de Barclays.
Aufeminin chutait de 6,67% à 24,20 euros, pâtissant d'un recul de 69% du bénéfice net au premier trimestre.
Lisi reculait de 5,20% à 27,53 euros, le marché accueillant fraîchement la publication d'une progression de son activité au premier trimestre.
Euronext