La Bourse de Paris avance en repli dans une semaine chargée (-0,52%)
La Bourse de Paris se repliait à la mi-journée (-0,52%), dans l'attente de nombreux rendez-vous macroéconomiques cette semaine, à commencer par l'inflation en Allemagne dans l'après-midi.
A 12H23 (10H23 GMT), l'indice CAC 40 perdait 22,68 points à 4.372,07 points, dans un volume d'échanges de 640 millions d'euros. Vendredi, il avait rebondi de 0,91%.
"Difficile d’anticiper l’orientation des marchés dans les prochains jours", estiment dans une note les économistes d'Aurel BGC.
Un sentiment partagé par le directeur de Barclays Bourse Franklin Pichard, pour qui "la tendance boursière reste particulièrement indécise à très court terme".
Les investisseurs sont dans l'attente de plusieurs rendez-vous de premier plan, dont une réunion jeudi de la Banque centrale européenne (BCE). Elle sera suivie comme toujours d'une conférence de presse de son président Mario Draghi.
L'institution monétaire de Francfort donnera le détail de nouvelles injections de liquidités dans le circuit financier, alors que le doute grandit parmi les analystes quant à l'efficacité de ses efforts pour dynamiser l'économie en zone euro.
Les marchés auront également à analyser vendredi le rapport mensuel sur l'emploi américain, à l'heure où la banque centrale américaine (Fed) commence à resserrer sa politique monétaire.
La Fed pourrait bientôt remonter ses taux directeurs, une échéance dont le calendrier n'est pas encore fixé mais qui alimente déjà les spéculations.
En cours de séance, les investisseurs suivront plusieurs indicateurs dont les chiffres provisoires de l'inflation pour le mois de septembre en Allemagne.
Les prix à la consommation ont reculé de 0,3% en septembre sur un an en Espagne, selon un chiffre provisoire publié lundi par l'Institut national de la statistique (Ine), soit le troisième mois de baisse consécutif.
Par ailleurs, la croissance de l'économie allemande pourrait être plus faible en 2014 que le 1,8% prévu par le gouvernement, a reconnu le ministre de l'Economie dimanche.
Aux Etats-Unis, les dépenses et revenus des ménages en août, les promesses de vente de logements en août et un discours du président de la Fed de Chicago Charles Evans sont inscrits à l'agenda.
Du côté des valeurs, Air France-KLM prenait 1,26% à 7,58 euros après que le SNPL, principal syndicat de pilotes d'Air France, a mis fin dimanche à une grève historique de 14 jours. La reprise du travail va toutefois se dérouler dans un climat tendu, la direction confirmant le développement de Transavia France de façon unilatérale.
Ipsen (-1,05% à 38,98 euros) reculait après avoir admis samedi un échec dans sa tentative d'élargir les indications de l'un de ses traitements phares, le tasquinimod, à de nouvelles pathologies.
Thales (+0,44% à 40,91 euros) progressait. Le groupe a été écarté par l'italien Finmeccanica pour la reprise de sa branche ferroviaire AnsaldoBreda, qui lui aurait permis de devenir un leader mondial de la signalisation, selon des informations de presse.
L'Oréal (-0,52% à 124,20 euros) ne bénéficiait pas significativement de la signature d'un contrat de licence avec le numéro trois mondial de l'équipement sportif, la marque allemande Puma, qui entrera en vigueur le 1er janvier.
BNP Paribas reculait de 1,06% à 52,27 euros. Le président de la banque, Baudouin Prot, quittera, à sa demande, son poste le 1er décembre et sera remplacé par son conseiller Jean Lemierre.
Les valeurs bancaires pesaient globalement sur la cote à l'image de Société Générale (-0,77% à 40,36 euros) et Crédit Agricole (-0,25% à 11,86 euros).
Euronext (Cac 40)