Ce que le projet de loi 51.25 change dans le programme “Idmaj”
Le projet de loi 51.25, examiné le mardi 2 juin 2026 par la Commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants, vise à réformer les stages de formation-insertion. Le texte, présenté par Younes Sekkouri, ministre de l’Emploi, modifie le dahir de 1993 encadrant ce régime.
L’objectif principal est d’ouvrir le programme "Idmaj" à une population plus large. Jusqu’ici, le dispositif ciblait principalement les diplômés. Le projet de loi propose d’y intégrer les demandeurs d’emploi non diplômés, afin de rendre l’accès aux programmes actifs de l’emploi plus inclusif.
Cette réforme intervient dans un contexte où le gouvernement cherche à renforcer l’efficacité des politiques d’insertion professionnelle.
Sekkouri présente cette réforme comme un moyen de corriger une limite importante du dispositif actuel. Une partie des jeunes les plus éloignés de l’emploi restait en dehors du champ du programme, alors même que les besoins des entreprises portent aussi sur des profils opérationnels, formés directement en situation de travail.
Les perspectives de réforme
Concrètement, le projet réduit la durée du stage. Celle-ci sera limitée à 12 mois non renouvelables, contre 24 mois auparavant. En cas de rupture du contrat de stage dans les six premiers mois, le bénéficiaire pourra effectuer un autre stage dans une autre entreprise, mais sans dépasser une durée totale de 12 mois.
Le dispositif maintient les principaux avantages accordés aux entreprises et aux bénéficiaires. La bourse de stage reste exonérée de l’IR dans la limite de 6.000 DH. L’État prend aussi en charge la couverture médicale obligatoire durant la période de stage.
En cas de recrutement définitif en CDI, l’exonération de l’IR est prolongée pendant 24 mois, dans la limite d’un salaire brut mensuel de 10.000 DH.
La réforme intervient aussi après une première expérimentation d’ouverture aux non-diplômés. Près de 21.000 bénéficiaires non diplômés ont déjà été intégrés en cinq mois. Pour 2026, l’objectif affiché est d’atteindre 180.000 bénéficiaires.
Le projet de loi prévoit enfin des dispositions transitoires. Les contrats de stage conclus avec des non-diplômés entre le 1er janvier 2025 et la date de publication de la loi au Bulletin officiel seraient couverts rétroactivement. Les contrats conclus avec des diplômés avant cette date resteraient soumis à l’ancien cadre juridique.
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