Élections 2026 : le gouvernement adopte un soutien financier aux candidats de moins de 35 ans
À quelques mois des législatives de 2026, l’exécutif a validé un nouveau décret destiné à faciliter l’accès des moins de 35 ans aux mécanismes de financement électoral. Le texte prévoit une prise en charge publique pouvant atteindre 75 % des dépenses validées.
Le Conseil de gouvernement a adopté, jeudi 16 avril 2026, le projet de décret n° 2.26.311 fixant les conditions et modalités de versement du soutien financier public au profit des listes de candidature présentées par des candidats âgés de moins de 35 ans, dans le cadre des élections générales des membres de la Chambre des représentants.
Lors d’un point de presse, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a indiqué que ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’article 23 de la loi organique n° 27-11 relative à la Chambre des représentants. Il vise à renforcer la représentativité des jeunes au sein de l’institution législative.
Des conditions d’éligibilité encadrées
Selon M. Baitas, le décret stipule que les bénéficiaires doivent être âgés de moins de 35 ans, tant pour les listes locales que régionales. Il précise également que ce soutien s’inscrit dans la contribution de l’État au financement des campagnes électorales.
Transparence et traçabilité des dépenses
Dans un souci de transparence, les candidats concernés sont tenus d’ouvrir un compte bancaire dédié à chaque liste, permettant de retracer l’ensemble des ressources et des dépenses de campagne, a ajouté M. Baitas.
Un financement plafonné et contrôlé
Selon le porte-parole du gouvernement, le texte prévoit un plafond de financement équivalent à 75 % du montant maximal autorisé des dépenses électorales, ainsi qu’à 75 % des dépenses effectivement engagées et validées par le Conseil supérieur des comptes.
Le ministre a également indiqué que les candidats devront établir un compte de campagne électorale, certifié par un expert-comptable, et le déposer dans les délais légaux auprès du Conseil supérieur des comptes.
Selon le porte-parole du gouvernement, ce dispositif vise à faciliter l’accès des jeunes, qu’ils soient indépendants ou affiliés, aux mécanismes de financement électoral, tout en encourageant leur participation active à la vie politique nationale.
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