L’ADD porte l’ambition d’un Maroc producteur du numérique
À l’ouverture de GITEX Africa Morocco 2026, Amine El Mezouaghi, directeur général de l’Agence de développement du digital (ADD), a défendu une ligne claire : faire du Royaume un acteur de production et de création de valeur numérique à l’échelle africaine.
Face à un parterre d’acteurs institutionnels, économiques et technologiques, le responsable a insisté sur le rôle de l’événement dans la consolidation de l’écosystème digital. "GITEX Africa Morocco dépasse aujourd’hui le cadre d’un simple salon. C’est un véritable espace de construction de partenariats et de génération d’opportunités".
Cette montée en puissance se traduit en effet par des indicateurs en nette progression. En seulement trois éditions, le salon a enregistré une hausse significative de la fréquentation, une augmentation soutenue du nombre d’exposants, ainsi qu’un quasi-doublement des startups participantes. "Cette dynamique confirme le positionnement du Maroc comme plateforme de connexion entre l’Afrique et le reste du monde".
Au-delà du constat, le DG de l’ADD a tenu à inscrire cette croissance dans une trajectoire de long terme. "Le Maroc n’aborde pas la transformation digitale comme une tendance conjoncturelle, mais comme un chantier engagé depuis plusieurs décennies", a-t-il rappelé lors de son discours d’ouverture, évoquant les feuilles de route mises en place dès la fin des années 90. Aujourd’hui, cette approche se traduit par une volonté d’accélération. "L’enjeu n’est plus seulement d’accompagner le numérique, mais d’y contribuer pleinement, en développant un écosystème capable d’innover et de produire de la valeur".
Une coopération sud-sud encouragée
Dans cette perspective, l’Agence met l’accent sur plusieurs leviers : renforcement de l’investissement, organisation des partenariats et intensification des synergies entre acteurs publics et privés. "La transformation digitale ne peut se faire de manière isolée. Elle repose sur une mobilisation collective et sur des logiques de coopération".
Soulignant l’importance de la dimension africaine dans le processus de développement numérique, Amine EL Mezouaghi a réitéré la nécessité de construire des cadres communs fondés sur le partage d’expertise et la mutualisation des opportunités. Dans ce contexte, GITEX Africa Morocco s’impose comme un catalyseur. "Il traduit un désir plus large de positionner l’Afrique comme un acteur à part entière de l’économie numérique mondiale". À travers cette prise de parole, l’Agence de développement du digital réaffirme son impact dans la structuration du paysage digital national et dans la projection du Maroc comme hub technologique à l’échelle continentale.
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