Football. Quel est l'intérêt pour le Maroc d’affronter le Paraguay ?
L’équipe nationale poursuit ses préparatifs pour le Mondial 2026 en affrontant le Paraguay, ce mardi 31 mars à Lens. Après une opposition ouverte contre l’Équateur, les Lions de l’Atlas se coltinent un adversaire tout aussi agressif mais moins incisif offensivement. Plus que le résultat, c’est surtout la capacité à s’adapter à un registre différent qui sera observée.
Défendre en bloc haut, médian ou bas. Jouer les transitions ou enchaîner des temps de possession. De nos jours, les équipes nationales savent tout faire.
Mais certaines sont tout de même meilleures que d’autres dans certains aspects du jeu. D’où l’intérêt de la rencontre du Maroc face au Paraguay, ce mardi 31 mars à Lens (19h).
L’Équateur a opposé au Maroc une défense haute et agressive, lui laissant des espaces dans la profondeur mais aussi en le bousculant au milieu de terrain.
Le Paraguay est une équipe beaucoup moins talentueuse que La Tri, mais elle n’en sera pas moins dangereuse, à bien des égards.
Sur le plan structurel, le Paraguay reste une sélection au profil historiquement défensif. Une identité de jeu définie par un bloc compact et une ligne défensive beaucoup moins haute que celle des Équatoriens.
En somme, une approche nettement plus prudente. Pour preuve, le Paraguay ne fait pas de la possession une obsession.
Avec environ 37 % de possession moyenne en 2025, l’idée est clairement de laisser l’initiative, attirer l’adversaire pour mieux exploiter les espaces dans son dos.
Les chiffres confirment cette orientation, symbolisée par une production offensive limitée autour de 0,9 xG par match, pour 1,17 xG concédé.
Sixième des qualifications sud-américaines pour la Coupe du monde 2026, le Paraguay reste sur une courte victoire en amical à Athènes face à la Grèce. Un succès glané dans un registre fidèle à son identité, avec seulement 40 % de possession.
Le Maroc est désormais attendu au tournant
Le sélectionneur paraguayen Gustavo Alfaro devrait s’appuyer sur une composition proche de celle alignée face à la Grèce, avec seulement quelques ajustements liés à la récupération physique et à l’état de forme de ses joueurs.
Le technicien insiste sur l’intensité attendue de cette rencontre face au Maroc, qu’il place au même niveau d’exigence que le match disputé à Athènes, voire plus élevé:
"Le Maroc est une opposition de qualité pour se jauger. Je le considère comme un candidat sérieux pour le Mondial 2026 et encore plus pour l’édition 2030".
Certes, c’est un coup de communication évident pour mettre la pression sur les Lions de l’Atlas et en délester ses joueurs. Mais il est vrai que les adversaires abordent désormais le Maroc avec un regard différent.
Les Lions de l’Atlas sont aujourd’hui attendus et analysés. Une situation différente de celle du dernier Mondial, où ils évoluaient encore sous couvert d’un statut d’outsider.
Les intérêts sont donc multiples pour l’EN en prévision de ce face-à-face, où Samir El Mourabet et Gessime Yassine auront rendez-vous avec leur coéquipier à Strasbourg, Julio Enciso :
- Peaufiner les circuits de passes identifiés ;
- Améliorer les automatismes et les associations entre joueurs ;
- Tester de nouveaux profils dans un contexte international ;
- Travailler la synchronisation du pressing (Zone press, starter...) ;
- Améliorer l’exploitation des espaces réduits contre une défense compacte ;
- Travailler une organisation différente en cours de match.
Dans ce type de rencontres, le Maroc ne cherche pas seulement à confirmer une dynamique, mais à enrichir son registre. Après une opposition où les espaces étaient importants, le Paraguay imposera un scénario presque inverse.
Moins de ballons de contre à jouer, plus de densité axiale, plus de duels. Ce qui exige davantage de patience dans la construction des actions. Tout un programme nécessaire en vue du Mondial 2026.
à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.
Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.
Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.
Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.
Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.
Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.