SMRR réfute tout litige fiscal et met en avant une situation assainie
Visée par une décision de vente judiciaire au profit de la perception de Tit Mellil, SMRR invoque un jugement sans notification et l'absence de litige avec le fisc. Documents à l'appui, l'entreprise fait valoir une situation fiscale régularisée, une croissance du chiffre d'affaires à 20% et des discussions en cours avec ses partenaires bancaires.
À la suite de la publication de notre article du 25 mars 2026, la Société marocaine de récupération et de recyclage (SMRR) a adressé à Médias24 une mise au point détaillant sa lecture des éléments évoqués.
Dans notre précédent article, il était fait état d’un jugement du tribunal de commerce de Casablanca ordonnant la vente du fonds de commerce de la société, dans le cadre d’une procédure engagée à la demande du percepteur de Tit Mellil.
Sur ce point, SMRR ne conteste pas l’existence du jugement que nous avions rapporté sur la base de données officielles. Elle indique en revanche que celui-ci a été rendu "sans notification préalable" et sans qu’elle ne soit représentée par un avocat.
La société souligne par ailleurs que son registre de commerce ne comporte aucune inscription de saisie ou de mesure conservatoire, un élément que nous avons pu confirmer sur la base des documents consultés.
Dans le même temps, la société affirme "n’avoir aucune dette vis-à-vis de l’administration fiscale" et "ne faire l’objet d’aucun litige avec le percepteur de Tit Mellil ni avec toute autre administration publique". Elle indique que ses obligations fiscales ont été intégralement acquittées.
En effet, les documents transmis à Médias24 font état d’une situation fiscale en règle à la date du 27 mars 2026, ce que nous avons pu confirmer sur la base d’une attestation délivrée par la Direction générale des impôts.
D’autres pièces communiquées par la société, notamment un état des paiements émanant de la perception de Tit Mellil, font apparaître des montants qui ont été réglés récemment, selon les documents consultés.
"Des tractations avec Bank of Africa pour mettre fin au litige"
S’agissant des procédures évoquées sur ses actifs, SMRR confirme l’existence d’un contentieux avec des créanciers financiers portant sur la mise en vente de biens immobiliers pour une valeur estimée à 77 millions de dirhams. Elle précise toutefois que le montant du financement à l’origine du litige s’élève à environ 25 MDH.
La société indique par ailleurs que "des discussions confidentielles sont en cours" avec l’établissement bancaire concerné, en vue d’un règlement amiable, et que la procédure judiciaire serait actuellement suspendue dans l’attente de la finalisation de cet accord.
Une croissance du chiffre d’affaires à 20%
Sur le plan opérationnel, SMRR affirme poursuivre ses activités normalement, évoquant une croissance de 20% de son chiffre d’affaires entre 2024 et 2025 et un doublement de son résultat net.
Elle indique également avoir mis en service, début mars, une nouvelle unité industrielle dédiée à la production de plateaux en carton.
L’entreprise met en avant son positionnement dans le secteur du recyclage, indiquant employer 120 collaborateurs et disposer de certifications européennes lui permettant d’exporter vers l’Union européenne.
Enfin, la société conteste tout lien avec la société Sonacar, citée dans notre article, qu’elle présente comme "juridiquement et financièrement indépendante", relevant "d’un autre actionnariat et d’une activité distincte".
Dans notre précédent article, la mention de cette société s’appuyait sur les données officielles de la procédure judiciaire publiées sur la plateforme du ministère de la Justice, dans laquelle SMRR apparaissait comme partie à l’instance ayant conduit à l’ouverture de la liquidation judiciaire.
SMRR, le poids lourd marocain du recyclage acculé à céder son fonds de commerce
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