Pétrole. Après une hausse marquée, le baril résiste autour de 84 dollars (5 mars 2026)
Ce jeudi 5 mars 2026, le Brent évolue toujours dans la zone des 83-84 dollars, soutenu par l’escalade au Moyen-Orient et la quasi-paralysie du trafic dans le détroit d’Ormuz. Détails.
Le Brent a progressé jeudi 5 mars pour atteindre environ 83,75 dollars le baril, ce qui représente une cinquième séance consécutive de hausse.
Ormuz et l’effet domino
Le trafic maritime autour d’Ormuz reste fortement désorganisé, avec des navires immobilisés, des incidents signalés en mer et des assureurs qui réévaluent brutalement le risque de transit.
Des centaines de tankers ont été bloqués ou sont restés en attente, ce qui porte atteinte aux flux d’exportation des pays du Golfe.
L’EIA rappelle qu’en 2024, les flux de pétrole à travers le détroit ont avoisiné 20 millions de barils par jour, soit l’équivalent d’environ 20% de la consommation mondiale. Dans ces conditions, une perturbation durable, même partielle, suffit à déplacer le prix d’équilibre.
La nouveauté, ce sont les effets secondaires sur l’offre, via le stockage et l’exportation. L’Irak a dû réduire sa production d’environ 1,5 million de barils par jour en raison de limites de stockage et de difficultés à exporter.
Sur les produits raffinés, le choc se diffuse aussi par des décisions de marché. Reuters indique que la Chine a demandé à des raffineurs de suspendre la signature de nouveaux contrats d’exportation de carburants et de tenter d’annuler certains engagements, un signal qui contribue à tendre les marchés.
Le gaz n’échappe pas à la nervosité. L’arrêt de capacités de liquéfaction au Qatar et la déclaration de force majeure sur des cargaisons de GNL ont alimenté la hausse du benchmark gaz européen, monté jusqu’à environ 65,79 €/MWh, un des plus hauts en trois ans.
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