Fouzi Lekjaa : “Le Maroc a réussi la meilleure CAN”
En ouverture du forum d'affaires dédié au Mondial 2030, le président de la Fédération royale marocaine de football a mis en avant l'expérience marocaine d'organisation d'événements sportifs de grande envergure, à l'instar de la "success-story" de la dernière Coupe d'Afrique. L'idéal pour préparer l'accueil du grand rendez-vous footballistique planétaire dans quatre ans.
Ce mardi 10 février, le Complexe Mohammed VI de football accueillait un forum d'affaires dédié à la Coupe du monde 2030. Cet événement a réuni des entreprises marocaines, espagnoles et portugaises opérant dans des secteurs liés à l’organisation de grands événements sportifs internationaux, notamment les infrastructures, la mobilité, le tourisme, l’hôtellerie, l’innovation, les services digitaux et la logistique.
Des volets sur lesquels le Maroc a particulièrement brillé lors de la dernière Coupe d'Afrique des nations (CAN), organisée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Au point qu'il ne serait pas exagéré d'affirmer qu'il s'agissait de la meilleure édition jamais organisée dans les annales de la compétition.
S'exprimant en ouverture du forum d'affaires en sa qualité d'hôte et de président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa l'a, en tout cas, affirmé sans détour. "Le Maroc a réussi, de l’avis de tous, l’organisation de la meilleure CAN".
S'agissant du forum d'affaires, Lekjaa l'a placé, dans son allocution, sous le signe de la vision royale. Il a souligné que le Complexe Mohammed VI lui-même, lieu de l'événement, n'était pas qu'une infrastructure sportive, mais le symbole d'un modèle de développement global impulsé par le Roi Mohammed VI depuis son accession au trône.
Ce modèle, qui intègre des leviers sociaux et économiques, vise à offrir un avenir à la jeunesse marocaine et continentale, tout en accueillant désormais un siège permanent de la FIFA dédié au service du football mondial.
Concernant la CAN, Lekjaa a tenu à féliciter le peuple marocain et, plus spécifiquement, le tissu entrepreneurial national pour la réussite du tournoi, insistant sur le fait que l'intégralité des infrastructures et de l'organisation a été assurée par des cadres et des entreprises du Royaume, prouvant ainsi la maturité technique du pays.
Pour lui, ce succès n'est qu'un jalon dans un cheminement plus vaste qui doit mener le Maroc, l'Espagne et le Portugal à livrer une édition 2030 historique, marquant le centenaire de la première Coupe du monde de 1930.
L'originalité de ce projet réside, selon Lekjaa, dans son caractère transcontinental inédit. En réunissant l'Afrique et l'Europe, le Maroc, l'Espagne et le Portugal ne se contentent pas d'une collaboration géographique, mais s'appuient sur des siècles de civilisation commune et de complémentarité culturelle.
Le président de la FRMF a affirmé qu'il n'existait aucun dépaysement entre les deux rives de la Méditerranée, car l'histoire a façonné une construction fondée sur la complémentarité plutôt que sur la simple fusion. Cette profondeur historique constitue, à ses yeux, la garantie principale de la réussite et du progrès futur des trois pays.
Sur le plan opérationnel, le dirigeant sportif a détaillé l'ampleur des défis à venir. L'organisation de 101 matchs sur une période extrêmement courte impose une logistique sans faille.
Il a illustré la complexité du projet par la mobilité des équipes et des supporters, qui pourraient être amenés à voyager rapidement entre Madrid, Marrakech et Lisbonne.
Face aux incertitudes géopolitiques mondiales, il a appelé à une mobilisation de l'intelligence collective pour garantir la sécurité et la fluidité des flux, ajoutant dans ce sens que l'entreprise, quelle que soit sa taille, est le cœur battant de cette réussite future, qu'il s'agisse de la construction de stades, de la gestion de la billetterie ou de la sécurité.
Enfin, Fouzi Lekjaa a réitéré l'ambition de créer une "recette inédite" pour le football mondial. En mettant sur la table les atouts politiques et organisationnels des trois nations, l'objectif est de transcender le simple cadre sportif pour unir la jeunesse des deux rives.
Il a conclu ses déclarations en rappelant l'engagement pris par le roi Mohammed VI à Kigali : faire de ce Mondial un événement qui rappelle la richesse civilisationnelle commune afin de bâtir un avenir meilleur, tout en invitant les acteurs économiques à multiplier ces rencontres pour dégager une valeur ajoutée durable au sein de cet espace tripartite.
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