img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
Football

Le Maroc en huitième de finale de la Coupe du Monde U17

Grâce à de nets progrès dans tous les compartiments du jeu, l’équipe inationale verra les huitièmes de finale du Mondial U17. Au terme d’un scénario haletant (1-1), le Maroc a battu aux tirs au but (4-3) les États-Unis, ce vendredi 14 novembre, à Doha au Qatar. Chouaib Bellaarouch a été auteur de deux arrêts lors de cette séance. Place au Mali, le mardi 18 novembre.

16èmes de finale Coupe du Monde U17 : Les Lionceaux de l’Atlas U17 affrontent les États-Unis
Chady Chaabi
Le 14 novembre 2025 à 19h06 | Modifié 14 novembre 2025 à 22h29

Le Maroc a fait énormément de progrès en peu de temps dans cette Coupe du Monde U17. Assez pour éliminer les États-Unis en seizième de finale, ce vendredi 14 novembre, à Doha.

L’équipe nationale poursuit donc son aventure au Qatar. Elle croisera le Mali en huitième, mardi 14 novembre.

Jude Terry a été l’unique buteur côté États-Unis et Abdellah Ouazane a égalisé sur une action de grande classe en fin de match. Juste avant la séance des tirs au but.

Ziyad Baha a été le premier à s’élancer avec réussite. Goo Villa a fait de même pour les Américains.

Ismail El Aoud a eu également la bonne idée de transformer son pénalty car dans la foulée, Chouaib Bellaarouch a repoussé la tentative de Cooper Sanchez.

L’avantage fut donné par Wissam Dardak. Alors que les États-Unis avaient recollé au tableau d’affichage, le Maroc rata l’occasion d’enfoncer le clou.

Mathis Albert égalisa pour son équipe en prenant à contre-pied Bellaarouch après avoir raté un penalty pendant la deuxième mi-temps.

Tout était à refaire. Et Ilias Hidaoui ne manqua pas l’occasion de tromper le gardien adverse. Chouaib Bellaarouch s’étira de tout son long pour offrir la qualification au Maroc.

Les Lionceaux de l’Atlas, pris parfois en grippe par l’arbitre, dormiront certainement mieux que d’habitude ce soir en ressassant le film d’un match assez fou. Leur meilleur du tournoi.

Le Maroc en huitième de finale de la Coupe du Monde U17

Ils peuvent être fiers du visage affiché et du rebond dont ils ont été capables après leur catastrophique entame de compétition. N’oublions pas qu’à un âge où on n’a pas encore le droit d’avoir le permis, le résultat ne pèse pas bien lourd face à l’apprentissage.

Réduire les espaces et jouer rapidement vers l’avant à la récupération

Dans un stade acquis à la cause marocaine, le 4-1-4-1 bas et compact mis en place par Nabil Baha, qui a décidé de lancer la majorité des joueurs vainqueurs de la Nouvelle-Calédonie, a particulièrement gêné les États-Unis en réduisant les espaces, quitte à délaisser le contrôle du ballon.

De toute façon, il valait mieux attirer l’adversaire pour le prendre dans le dos en capitalisant sur la vitesse d’Abdelali Eddaoudi.

D’ailleurs, à la domination territoriale des Américains, le Maroc a opposé application et concentration, tout en se projetant rapidement par séquences, à l’image de la tête croisée de Nahel Haddani qui a frôlé la base du montant droit d’Aidan Stokes (5’).

Le portier américain a certainement poussé un ouf de soulagement en voyant Moncef Zekri dévisser sa tentative de volée. Conclusion d’un contre rondement mené (18’).

Le Maroc en huitième de finale de la Coupe du Monde U17

Le Maroc était bien entré dans son match. Mais les protégés de Nabil Baha concédaient un peu trop de coups francs aux abords de leur surface de réparation.

Chouaib Bellaarouch a dû s’interposer à deux reprises pour capter des tirs cadrés. Sauf qu’il n’a rien pu faire sur le but de Jude Terry (21’), étrangement esseulé au point de penalty, à la réception d’un centre en retrait.

Une ouverture du score logique au vu de la mainmise des États-Unis sur ce début de match. Mais frustrante dans un sens, car le Maroc avait eu les meilleures occasions jusque-là.

Pour se sortir de l’ornière, l’équipe nationale était obligée de se faire davantage violence afin de revenir au score, alors que Oulad Ibn Salah et ses coéquipiers n’avaient jamais réussi à le faire dans cette compétition.

Que ce soit contre le Japon ou le Portugal en phase de groupe, ils ont plutôt tendance à baisser les bras et subir dans des proportions encore plus importantes.

L’enjeu résidait donc à savoir si les Marocains avaient appris de leur erreur. En ce sens, il y a eu du mieux.

Le Maroc a laissé filer un momentum favorable

Les percées plein axe balle au pied d’El Khalfaoui ont contribué à créer des brèches dans la défense américaine et donner l’impression à ses amis qu’ils avaient encore toutes leurs chances.

Cependant, les esprits se sont échauffés à la demi-heure de jeu. Et ce n’était pas forcément à l’avantage du Maroc qui avait laissé filer un momentum favorable.

Les Américains ont bien joué le coup en amenant les Marocains sur un terrain dont ils ne raffolent pas.

Pour peu qu’ils aient gardé leur calme, la stratégie offensive de l’équipe nationale qui consistait à fixer sur un côté avant de trouver le joueur libre de l’autre avait du sens et commençait à porter ses fruits.

En rentrant au vestiaire, le Onze national était encore en vie dans un match particulièrement éprouvant sur le plan mental. Un premier acte où l’équipe nationale a fait jeu égal avec les États-Unis au nombre de tirs cadrés (5).

Le staff de l’EN avait pour mission de convaincre ses joueurs de lâcher les chevaux. Car au fond, c’était un peu miraculeux qu’ils soient aujourd’hui sur le terrain.

Malgré une entame énergique, le Maroc était à deux doigts de voir ses rêves en partie envolés lorsque par deux fois, Chouaib Bellaarouch s’interposa magistralement devant les attaquants américains.

Malheureusement, Zakaria El Khalfaoui n’a pas bonifié les arrêts de son gardien dans la continuité. Sa déviation au premier poteau (54’) fut sortie par Aidan Stokes.

Bellarouch et Ouazane, héros de la soirée

On avait la sensation à ce moment que le Maroc avait laissé passer sa chance. Mais pour le plus grand bonheur des supporters présents, Mathis Albert a complètement manqué l’occasion d’aggraver le score sur un pénalty concédé par Bilal Sokrat (57’).

L’espoir était toujours permis. Moncef Zekri pensait avoir ravivé la flamme en égalisant à la 64e. Son but a été toutefois refusé pour une position de hors-jeu.

Alors qu’il restait une vingtaine de minutes à jouer, le Maroc était plus près de l’égalisation que du gouffre. Les entrées conjuguées d’Abdellah Ouazane et d’Ismail El Aoud ont pesé dans le demi-terrain offensif.

C’est d’ailleurs sur une déviation aérienne de Ouazane pour Hamza Bouhaddi que le tir de ce dernier a heurté un bras américain dans la surface. Mais la carte verte brandie par Nabil Baha n’a pas suffi à changer l’avis de l’arbitre.

Pourtant, on a vu des penaltys sifflés pour moins que ça. Ce n’était que partie remise. Avant qu’il ne quitte sa bande de copains sur blessure, Abdellah Ouazane a eu un éclair de génie.

Il s’est occupé de tout pour égaliser d’un tir croisé légèrement dévié à l’entrée de la surface, en sortie d’un dribble qui a éliminé trois joueurs d’un coup (90’).

Le public exulta au moment où le banc de touche sautait de joie. Tant mieux, car le Maroc avait besoin de soutien pour poursuivre sur sa lancée.

Wassim Derdak a bien tenté sa chance mais sans grande réussite. C’était avant que Chouaib Bellaarouch ne nous gratifie de deux arrêts décisifs lors de la séance des tirs au but pour qualifier ses amis au prochain tour.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Chady Chaabi
Le 14 novembre 2025 à 19h06

à lire aussi

Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Actus

Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)

Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.

Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Textiles

Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations

Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.

Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
BUSINESS

Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco

Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.

Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Defense

Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain

Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.

Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
NATION

Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère

Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.

IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Quoi de neuf

Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026

Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité