Agadir. Jusqu’à 15 ans de prison pour violences post-manifestations
À la suite des actes de violence enregistrés dans certaines localités du Souss-Massa en marge des manifestations récentes, la cour d’appel d’Agadir a rendu des peines lourdes contre 17 accusés. Les condamnations vont de 3 à 15 ans de prison ferme.
La cour d’appel d’Agadir a rendu, ce mardi 14 octobre, des décisions lourdes dans plusieurs affaires judiciaires liées aux violences enregistrées en marge des manifestations récentes.
Dans ces dossiers, selon nos recherches, 17 individus ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de 3 à 15 ans, en fonction de la gravité des faits qui leur étaient reprochés.
Dans le détail, les peines prononcées s’articulent comme suit :
- Deux personnes condamnées à 3 ans de prison ferme ;
- Une personne condamnée à 4 ans de prison ferme ;
- Une personne condamnée à 5 ans de prison ferme ;
- 9 personnes condamnées à 10 ans de réclusion ;
- Une personne condamnée à 12 ans de réclusion ;
- 3 personnes condamnées à 15 ans de réclusion.
Ces personnes étaient poursuivies pour des actes d’une grande violence, allant de la “destruction de biens et pillages” à des violences contre les fonctionnaires publics. Parmi les infractions retenues par la cour :
- Destruction et pillage de biens mobiliers en groupe avec usage de la force, incendie volontaire d’un bien appartenant à autrui et susceptible de propager le feu, ainsi que tentative de vol aggravée par les circonstances de la nuit, la pluralité d’auteurs, la violence et les menaces ;
- Obstruction de la voie publique par la pose d’objets entravant la libre circulation ;
- Ouverture à la violence contre des fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions.
D’autres faits graves ont également été constatés, notamment :
- Incendie volontaire d’un bâtiment non habité et d’un véhicule sans présence de personnes ;
- Destruction de bâtiments et de biens mobiliers en groupe avec usage de la force, souvent accompagnée d’incitation à de tels actes ;
- Violences graves contre des fonctionnaires publics, ayant parfois entraîné des blessures avec effusion de sang ;
- Participation à un attroupement armé sur la voie publique ;
- Dégradation de biens destinés à l’utilité publique ;
- Rébellion et participation à des incendies volontaires.
Certains accusés ont également été condamnés pour des actes combinant incendie volontaire de véhicules, destruction de biens en bande organisée et outrages à fonctionnaires.
D’autres peines risquent de tomber
D’autres affaires sont en cours. Les audiences de quatre dossiers repérés par Médias24 ont été reportées au 21 octobre au sein de la même juridiction. L’une de ces affaires concerne 19 personnes poursuivies pour des faits similaires et d’une gravité comparable :
- Destruction de bâtiments et de biens mobiliers en groupe avec usage de la force et tentative de ces faits ;
- Vol aggravé par la nuit, l’effraction et l’escalade ;
- Obstruction de la voie publique ;
- Incendie volontaire de biens mobiliers et de biens appartenant à autrui ;
- Destruction de documents commerciaux ou bancaires liés à des obligations ou transactions ;
- Délits et rébellion armée commise par plusieurs personnes ;
- Participation à un attroupement armé ;
- Dégradation de biens destinés à l’utilité publique ;
- Outrage et violences contre des fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions avec usage d’armes.
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