La feuille de soins électronique annoncée pour 2026
L’entrée en vigueur progressive de la feuille de soins électronique est annoncée à partir de 2026, en vue de la suppression totale de la version papier traditionnelle.
Invité de l'émission Liqaa Khass sur 2M ce lundi 6 octobre, le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui a précisé que ce projet, supervisé par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), vise à "alléger le fardeau des patients et à faciliter l'accès aux services de santé".
Amine Tahraoui a expliqué qu'à l'avenir, le patient n'aura plus besoin de transporter une feuille de soins pour se rendre chez le médecin ou à la pharmacie. Il a souligné que toutes les étapes du parcours de soins seront numérisées, ce qui devrait réduire les délais d'attente pour la délivrance des médicaments et accélérer les procédures de remboursement des consultations médicales.
Le responsable gouvernemental a affirmé que la numérisation de la feuille de soins permettra à la Caisse de se passer définitivement des documents papier, ce qui contribuera à réduire les coûts élevés qui y sont associés, en plus de limiter les erreurs administratives et de renforcer la qualité des services.
Le ministre a indiqué que le projet sera lancé dans une première phase où la feuille électronique sera utilisée en parallèle de la version papier. Cette période transitoire se poursuivra jusqu'à ce que la pleine capacité technique soit assurée, préparant ainsi la transition finale vers un système entièrement numérique.
La révision des tarifs de référence confiée à la Haute autorité de santé
La révision des tarifs de référence des prestations de santé, autre dossier sensible et attendu par les professionnels et les citoyens, est selon le ministre sur le point d'aboutir. Amine Tahraoui a annoncé que des travaux préparatoires ont été menés "depuis plusieurs mois" en étroite collaboration avec la CNSS.
"Nous avons travaillé avec la CNSS pour revoir ce référentiel tarifaire", a déclaré le ministre. Selon lui, cette révision poursuit un double objectif :
- Réévaluer à la hausse certains tarifs : le ministre a confirmé la nécessité d'"augmenter un certain nombre de tarifications" afin de les adapter aux réalités économiques actuelles et au coût réel des prestations médicales.
- Corriger les incohérences : M. Tahraoui a également souligné que "certaines tarifications ne sont plus valables". Il a expliqué que des spécialités médicales dont la "valeur financière" était élevée par le passé ont vu leur coût évoluer. La réforme visera donc à "baisser" certains de ces tarifs pour "trouver un équilibre" plus juste et plus cohérent entre les différentes spécialités médicales.
Le ministre a précisé que la responsabilité finale de ce dossier reviendra à une nouvelle institution clé. "Ce sujet de la révision des tarifs relève de la compétence de la Haute autorité de santé", a-t-il affirmé.
L'entrée en fonction de cette instance, dont le rôle est de réguler et de garantir la qualité et la viabilité du système de santé, est donc imminente et très attendue.
"Nous attendons que la Haute autorité de santé devienne opérationnelle. C'est elle qui sera chargée [de ce dossier], qui nous donnera sa vision et son évaluation", a conclu le ministre.
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