Le stade Moulay Abdellah brille pour son premier test, mais des ajustements sont nécessaires
La réouverture du Stade Moulay Abdellah a marqué les esprits et avait des airs de répétition générale avant la Coupe d'Afrique des Nations. Quelques couacs subsistent toutefois, de la numérotation des sièges aux incivilités dans les gradins.
C'est une sorte de répétition générale avant la CAN, qui s'est déroulée ce vendredi 5 septembre 2025 à Rabat. Une répétition générale dans les conditions du direct.
Pour le stade Moulay Abdellah en effet, il s'agissait du premier match officiel. Voyons donc les principaux éléments qui ont ponctué cette journée:
→ Un match à guichets fermés. C'est la plateforme Weebook qui a été choisie pour la vente des tickets. Les billets ayant été épuisés le premier jour, le marché noir a fleuri. Régler ou atténuer l'ampleur de ce problème sera un casse-tête.
→ Des places qui n'existent pas. Nous l'avons constaté pour le bloc 332. Toutes les places 47 de ce bloc, bien que vendues, n'existent tout simplement pas. La direction du stade devra revérifier la numérotation des 69.000 sièges.
→ Un stade qui a éclipsé le match. Un ouvrage sublime, une belle architecture, des jeux de lumière spectaculaires, des loges, des stadiers, une pelouse unique en Afrique. À cela s'ajoute un accès bien maitrisé et fluide, ne laissant pas de place à la resquille. D'ailleurs, les allées et escaliers d'accès sont pour la plupart restés dégagés, alors que d'habitude, dans la Botola par exemple, ils sont remplis de spectateurs, ce qui présente un risque sécuritaire.
→ Énorme embouteillage à l'entrée du tunnel Hay Al Fath vers le stade. Trois personnes à l'entrée du tunnel étaient chargées de vérifier les billets. Il faudra trouver des solutions plus fluides.
→ Un envahissement de la pelouse après la fin du match (image). Dans une étonnante ambiance bon enfant, une cinquantaine de personnes ont envahi le terrain après le coup de sifflet final. Quelques jeunes l'ont fait au début, probablement grâce à la proximité entre les premiers rangs et la pelouse du fait de la suppression de la piste d'athlétisme. D'autres ont suivi. Les stadiers ont tout fait pour les dissuader et les ramener sur les gradins. Il faudra trouver une solution définitive pour que plus jamais ce genre de spectacle puisse se reproduire.

→ Déchets et autres incivilités sous les sièges. Sur les réseaux sociaux, très nombreux sont les posts montrant des bouteilles d'eau vides, des mégots de cigarettes, des déchets de nourriture "oubliés" sous les sièges.
→ Foule et sortie difficile des supporters à la fin du match. Des images montrent un encombrement et une foule monstre à la sortie du match. Une meilleure gestion des flux à la sortie du stade est nécessaire.
→ Un impact international. La Fédération marocaine de football a organisé un "média tour" au profit d'une centaine de journalistes ou d'influenceurs de plusieurs pays venus d'au moins trois continents. Elle a invité également des journalistes étrangers très connus. Les retombées ont été d'une ampleur considérable. Plusieurs comptes rendus que nous avons visionnés ou lus sont émaillés de superlatifs concernant ce stade, emblème d'un Maroc ambitieux et décomplexé (ici, ici, ici, etc...).
∼oOo∼
Les organisateurs ont probablement décelé dans leurs briefings d'après-match d'autres insuffisances, lacunes ou corrections à apporter. C'est à cela que servent les répétitions générales. La réouverture du stade a été une réussite.
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