Les nouveaux appels d'offres de transport urbain public attisent les convoitises et les craintes
Alsa qui est présente dans six villes marocaines, devrait logiquement perdre en part de marché et accepter des conditions moins généreuses. De nouveaux opérateurs comme la CTM espèrent entrer sur ce marché.
Une salve d'appels d'offres de gestion déléguée du transport urbain a été lancée cet été par des sociétés de développement local chargées de la mobilité ou du transport dans plusieurs villes marocaines.
Nous avons identifié par exemple, sans exhaustivité, des appels d'offres concernant les villes de Tanger, Marrakech, Agadir, Tétouan, M'diq Fenideq, Rabat, Sidi Bennour et Kénitra. Parallèlement, des appels d'offres ont été lancés pour l'acquisition d'autobus.
Ces appels d'offres étaient attendus. Ainsi s'ouvre concrètement la première séquence du plan de modernisation du transport urbain, qui s'étale de 2025 à 2029.
Ce plan inédit et ambitieux vise la modernisation des transports urbains dans une trentaine de villes marocaines d'ici 2029. Au moins 3.700 bus supplémentaires seront achetés. L'investissement global est évalué à 11 milliards de DH.
Les transports urbains ont connu, depuis une quinzaine d'années, une évolution à deux vitesses. D'un côté, des tramways modernes et des bus à haut niveau de service BHNS. De l'autre, une situation catastrophique du transport public urbain par bus dans la plupart des villes. À tel point que la société M'Dina Bus à Casablanca a été mise sous séquestre par les autorités (*).
Le Conseil de la concurrence s'en mêle
Alsa a succédé à M'Dina Bus au pied levé. Les Casablancais furent fiers de...
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