À Rabat, des milliers de manifestants contre la famine imposée à Gaza
Des milliers de Marocains ont défilé, dimanche 20 juillet à Rabat, à l’appel du Front marocain de soutien à la Palestine et de lutte contre la normalisation, pour dénoncer le blocus imposé à Gaza et réaffirmer leur solidarité avec le peuple palestinien.
Cette marche nationale, qui a traversé les principales artères de la capitale, s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation internationale initiée par la résistance palestinienne. Elle visait à alerter sur la politique de "famine organisée et d’extermination" que subit la population de Gaza sous blocus.
Dans un communiqué diffusé avant la manifestation, les organisateurs ont souligné que cette initiative s’inscrit dans un "devoir humanitaire" et une "responsabilité historique" face à une politique assimilée à un crime d’extermination par la faim. Ils ont précisé que cette mobilisation entendait s’inscrire dans le mouvement mondial contre la famine à Gaza et dénoncer "le génocide commis par l’occupation israélienne contre le peuple palestinien".
Le Front marocain a par ailleurs condamné "l’utilisation de la famine comme arme de guerre", à travers la destruction délibérée des infrastructures, des stocks alimentaires, et le blocage de l’acheminement de l’aide humanitaire vers plus d’un million et demi de civils, notamment dans le nord de la bande de Gaza.
Les organisateurs ont également dénoncé le "silence complice de la communauté internationale" face à ce qu’ils qualifient de "crime abominable". Ils ont appelé à maintenir la mobilisation au Maroc et à intensifier les actions de solidarité avec la cause palestinienne.
Depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, plusieurs mobilisations populaires ont été organisées pour dénoncer les violences israéliennes et réaffirmer le soutien du peuple marocain à la lutte du peuple palestinien.
à lire aussi
Article : Catastrophes naturelles : le nouveau système que prépare l’État pour mieux alerter les citoyens
Ouverte ce mercredi 24 juin 2026 à Casablanca, la consultation nationale sur les systèmes d'alerte précoce dresse le bilan d'un dispositif en pleine mutation. Face à la recrudescence des phénomènes extrêmes, le Maroc mise sur la haute technologie, l'intelligence artificielle et une couverture cartographique totale pour protéger ses populations et sécuriser ses infrastructures vitales.
Article : ASMEX : comment Sonia Mezzour a gagné une élection bien plus disputée que prévue
Après plusieurs semaines de tensions autour de ses statuts et de son processus électoral, l’ASMEX a finalement tenu, mardi 23 juin, son assemblée générale élective dans un climat apaisé. Sonia Mezzour a été élue présidente au terme d’un scrutin serré. Elle prend la tête d’une association appelée à tourner la page des crispations internes et à ouvrir rapidement le chantier de sa gouvernance.
Article : Énergie : le bureau de l’ONUDI au Maroc certifié ISO 50001, une première mondiale pour l’organisation
Le site de Rabat couvre désormais près de 40% de ses besoins électriques grâce au solaire, après l’installation de panneaux photovoltaïques, le passage à l’éclairage LED et la modernisation de la climatisation. Selon l’agence onusienne, ces mesures ont permis de réduire de 25% la consommation globale et de plus de 60% les émissions de carbone.
Article : Le Grand Stade Hassan II primé aux Architizer A+Awards 2026
Le futur fleuron sportif marocain a reçu le prix du jury dans la catégorie des projets sportifs non encore construits.
Article : Logistique : Colis.ma s’étend au Sénégal et lance son premier corridor en Afrique de l’Ouest
Spécialisée dans les échanges entre le Maroc et l’Europe, Colis.ma poursuit son développement avec l’ouverture d’un corridor logistique vers le Sénégal, première étape de son expansion sur le continent africain.
Article : Enquête. Le scandale silencieux des avoirs en déshérence : pour un dirham rendu aux héritiers, deux partent au Trésor
Chaque année, des millions de dirhams oubliés par leurs propriétaires ou leurs héritiers glissent discrètement vers les caisses de l'État. Au Maroc, la loi organise le transfert des avoirs en déshérence mais impose peu d'obligations pour retrouver leurs bénéficiaires. Enquête sur une zone peu explorée du système financier dont l'ampleur réelle demeure inconnue.