L’essentiel du bilan économique et social présenté par Aziz Akhannouch à la Chambre des conseillers
La séance mensuelle des questions de politique générale au sein de la Chambre des conseillers, ce mardi 15 juillet, a été une nouvelle occasion pour le chef du gouvernement de revenir sur le bilan économique, financier et social de son équipe.
Malgré un contexte "tendu", Aziz Akhannouch revendique une dynamique de relance "solide", articulée autour de "l’investissement, de la réforme fiscale et de la consolidation de l’État social".
Le chef du gouvernement a mis en avant l’augmentation de l’investissement public, passé de 230 milliards de DH en 2021 à 340 milliards en 2025, ainsi que l’adoption d’un nouveau dispositif d’appui à l’investissement privé.
La nouvelle charte de l’investissement, les plans sectoriels (tourisme, industrie, transition verte), la digitalisation de l’économie et la réforme du climat des affaires ont, a-t-il rappelé, contribué à redresser la dynamique économique.
Croissance, IDE, inflation, emploi
Le chef du gouvernement a rappelé certains résultats chiffrés :
-Une croissance du PIB de 3,8% en 2024, contre 3,7% en 2023, portée par les secteurs non agricoles ;
-Une prévision de croissance à 4,6% pour 2025 ;
-Des investissements directs étrangers en nette hausse : 43,2 MMDH en 2024 contre 26,3 milliards en 2020 ;
-Un recul du déficit budgétaire de 7,1% en 2020 à 3,8% prévu fin 2024 ;
-Une baisse du taux de chômage, grâce notamment à la création de 351.000 postes au 1er trimestre 2025 ;
-Un recul de l’inflation à moins de 1% fin 2024 après avoir culminé à 10,1% en février 2023.
Au-delà des chiffres macroéconomiques, Aziz Akhannouch insiste sur les réformes sociales :
-La généralisation de l’AMO, qui couvre désormais 88% des Marocains ;
-La mise en œuvre du registre social unifié et le versement de l’aide sociale directe à 4,2 millions de familles ;
-Le soutien au pouvoir d’achat : 88,2 milliards de DH alloués au maintien des prix des produits de base entre 2022 et 2024, 8,6 milliards pour les transporteurs, 20 milliards pour atténuer les effets de la sécheresse ;
-L’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé, avec une enveloppe de 45 milliards de DH d’ici 2026.
Pour financer ces politiques, le chef du gouvernement a évoqué :
-La refonte de l’impôt sur les sociétés, de la TVA et de l’IR selon la loi-cadre 69.19 ;
-L’augmentation progressive des recettes fiscales, passées de 199 à 300 MMDH entre 2020 et 2024.
-Un objectif de déficit budgétaire à 3,5% du PIB d’ici fin 2025 et une dette publique ramenée à moins de 67% du PIB.
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