CAN féminine 2024. Le Maroc sort d’un premier tour contrasté
Data. L’équipe nationale féminine s’avance vers les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2024 au terme d’une phase de groupe marquée par des prestations collectives et individuelles contrastées. Médias24 fait le bilan statistique du premier tour, avant le quart de finale, prévu le vendredi 18 juillet contre le troisième du groupe B ou C.
Le Maroc connaîtra l’identité de son adversaire en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2024, à l’issue de la dernière journée du groupe C, ce lundi 14 juillet au soir. Les Lionnes de l’Atlas affronteront le 3ᵉ du groupe B ou C, le vendredi 18 juillet à 20 h, au stade olympique de Rabat.
En attendant de connaître le futur opposant des Marocaines, le temps est au bilan collectif et individuel. Médias24 a compilé les données statistiques des trois matchs pour avoir une vue globale et spécifique des performances de Ghizlane Chebbak et de ses coéquipières. Il faut d’abord rappeler que tout n’a pas été simple pour le Maroc dans cette compétition.
Mais les Lionnes de l’Atlas ont assuré l’essentiel. À savoir : une qualification pour les quarts de finale et une première place du groupe A qui leur permettra d’affronter un adversaire moins coriace. L’équipe nationale féminine est à l’image de son sélectionneur. D’un calme olympien sur le banc de touche, il infuse cette tranquillité dans l’esprit de ses joueuses qui n’ont d’ailleurs jamais paniqué malgré les vents contraires.
Globalement, les Lionnes de l’Atlas ont mis le pied sur le ballon (66% de possession). Mais leurs limites athlétiques se sont fait sentir, que ce soit au sol comme dans les airs (six duels sur dix perdus).

Le nul arraché à la dernière minute contre la Zambie lors du match d’ouverture, sur une merveille de tir enroulé de Ghizlane Chebbak, a été vécu comme une libération au regard de la pression qui pesait sur les épaules des Lionnes de l’Atlas. Cette égalisation au bout du temps additionnel a par ailleurs mis en relief les lacunes défensives de l’équipe nationale.
Des faiblesses que le second match n’a pas omis de souligner. Deux buts encaissés, une nouvelle fois, en raison notamment du manque de compacité du bloc marocain et des distances trop grandes entre les lignes. Il y avait beaucoup trop de zones mortes et de trous dans l’organisation défensive du Onze national.
Puissantes et rapides, les attaquantes zambiennes puis congolaises ont exploité ces espaces avec une facilité déconcertante. Davantage pendant la deuxième rencontre, mettant en lumière les failles marocaines dans le jeu aérien (18% de duels aériens seulement de gagnés).
Le troisième match a été plus abouti, du moins sur le plan défensif. Grâce à un bloc-équipe moins poreux et des lignes plus resserrées, les Marocaines ont conservé la première place du groupe A, à la faveur d’une courte victoire contre le Sénégal.
Et même lorsqu’elles étaient prises de vitesse, les Lionnes de l’Atlas avaient la bonne idée d’interrompre les attaques adverses par des fautes. D’ailleurs, le Maroc a commis quasiment autant de fautes face au Sénégal que lors des deux précédentes rencontres cumulées.
Ghizlane Chebbak et Ibtissam Jraidi à la mène
Sur le plan individuel, toutes les joueuses n’ont pas été au diapason de Ghizlane Chebbak. Auteure de quatre réalisations en trois rencontres, la capitaine des Lionnes de l’Atlas a sorti ses équipières de l’ornière à plusieurs reprises. Sans surprise, elle est celle qui tente et qui cadre le plus de tirs.
L’attaquante de Levante LPB (Espagne) est le moteur de cette équipe. Elle est la plus menaçante, au même titre qu'Ibtissam Jraidi. Toutefois, en termes de ballons touchés et de passes tentées, ce sont Zineb Redouani (77,3) et Nouhaila Benzina (58,3) qui sortent du lot.

Cela s’explique par le projet de jeu de Jorge Vilda dont l’intention de départ est de toujours concevoir les actions à partir de la défense. Aziza Rebbah a été justement impériale en défense, surtout lors du troisième match qu’elle a conclu avec le trophée de meilleure joueuse.
Bien qu’elle ne soit pas au niveau de ses acolytes de l’attaque marocaine, Fatima Tagnaout a au moins le mérite d’essayer. C’est la joueuse qui centre le plus, bien qu'avec une réussite mitigée.
En somme, les performances statistiques des Lionnes de l’Atlas sont à l’image de leur prestation sur le terrain, qui manque de consistance sur la durée d’un match. Espérons qu’elles trouvent l'antidote pour le quart de finale ce vendredi 18 juillet.
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