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CNP et statut du journaliste professionnel : les projets de loi sont un “pas décisif vers la refondation du secteur” (ANME)

Après l’adoption, le jeudi 3 juillet 2025 en Conseil de gouvernement, des projets de loi relatifs à la réorganisation du Conseil national de la presse et au statut des journalistes professionnels, l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) a exprimé son plein soutien à ces textes qu’elle considère comme un "pas décisif vers la refondation du secteur".

CNP et statut du journaliste professionnel : les projets de loi sont un “pas décisif vers la refondation du secteur” (ANME)
Le 10 juillet 2025 à 17h27 | Modifié 10 juillet 2025 à 18h14

Porteuse d’une vision de réforme en profondeur du secteur, l’ANME considère le texte sur le Conseil national de la pressse (CNP) comme une "avancée majeure" pour combler le vide institutionnel, renforcer l’autorégulation et préserver l’indépendance de la profession", peut-on lire dans un communiqué de l'association. Elle y voit également un "pas important vers une gouvernance plus crédible et responsable du champ médiatique".

Quant au projet de loi 27.25, l'ANME souligne son "importance dans un contexte de transformations rapides du secteur", appelant à l’adaptation des textes juridiques aux nouvelles réalités du métier.

L’ensemble s’inscrit, selon l’ANME, dans une stratégie globale de modernisation de la presse nationale, fondée sur les principes de "liberté, de responsabilité et d'éthique".

Dans ce cadre, l’ANME tient à préciser les points suivants :

1. La version actuelle du projet de loi 26.25 sur le Conseil national de la presse est le fruit de consultations et d’échanges entre les différents acteurs clés du secteur. Elle constitue une avancée importante pour consacrer l’indépendance de la profession, renforcer son rôle institutionnel et sociétal, et la protéger des pratiques qui entachent sa crédibilité, qu’elles émanent de certains de ses membres ou d’individus extérieurs se dissimulant derrière les réseaux sociaux, TikTok ou YouTube.

2. L’Association regrette la tension qui a accompagné la présentation du projet de loi au Conseil de gouvernement. Ce débat a parfois "occulté les objectifs fondamentaux du texte, qui visent à instaurer les bases d’une gouvernance démocratique et un équilibre professionnel entre les différentes composantes du champ médiatique, en phase avec les évolutions nationales et internationales".

3. Le projet de loi, dans sa version actuelle, est un outil nécessaire pour mettre fin à l’anarchie et à l’absence de régulation qui affectent la profession, laquelle est parfois devenue un refuge pour des personnes sans qualifications, profitant d’un vide en matière de contrôle et de responsabilité.

4. L'Association réaffirme son engagement à accompagner cette avancée législative par davantage d’efforts en vue de mettre en œuvre les axes de son plan d’action pour l’amélioration de la profession, la protection des acquis des journalistes professionnels, la consolidation de leurs droits, et la défense de l’entreprise de presse, dans une logique participative.

5. Elle appelle à une mobilisation et une vigilance continues pour protéger la presse professionnelle, structurée et sérieuse, contre les pratiques de fraude, d’usurpation et de dévoiement. Cela vaut autant pour ceux qui se revendiquent à tort de la "presse militante" ou des médias politiques, que pour certains "influenceurs" et "activistes" dans les espaces numériques.

6. L’Association insiste sur le fait que le moment est à la réforme véritable. Les dispositions relatives à la représentativité au sein du Conseil national ne doivent pas être vues comme un obstacle, mais comme un levier pour renforcer cette réforme – que ce soit par l’élection des représentants des journalistes ou par la désignation des éditeurs et des sages.

7. Elle souligne l’importance de valoriser les efforts des entreprises de presse structurées et performantes, qui constituent un pilier de la réforme. Leur présence dans les organes de représentativité doit aussi servir de moteur pour les petites et moyennes entreprises de presse, en les encourageant à adopter un modèle économique et financier viable.

8. L’Association rappelle que le journaliste fort et indépendant ne peut exister qu’au sein d’une entreprise de presse solide, professionnelle et autonome – et l’inverse est également vrai.

9. L'ANME s'étonne des tentatives de diabolisation dont font l’objet certaines institutions médiatiques prospères. Elle affirme que le développement de la profession et la réponse à ses défis ne peuvent passer que par un modèle entrepreneurial solide, à même de tirer l’ensemble du secteur vers le haut, loin des logiques de rente et du désordre déguisé qui règnent parfois dans le paysage médiatique.

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Le 10 juillet 2025 à 17h27

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