Imane Belmaati et Younes Sekkouri en conflit ouvert
L'annonce faite en début de week-end concernant le limogeage d'Imane Belmaati de la direction générale de l'Anapec a surpris le grand public. L'intéressée soulève des points de droit.
Médias24 avait été alerté samedi matin par un article de notre confrère Al3omk. Nous avons alors entrepris de vérifier l'information auprès d'une source officielle.
Contactée par nos soins, une source autorisée, c'est-à-dire une source qui engage tout le ministère de l'Inclusion économique, de la Petite Entreprise, de l'Emploi et des Compétences, nous a confirmé l'information. Par écrit et nous a téléphoné pour ajouter des précisions.
Dans l'heure qui a suivi, nous avons été contactés par une source s'exprimant au nom de Mme Belmaati. Cette source souhaitait apporter des précisions et notamment :
-que Mme Belmaati n'a pas été notifiée de son limogeage ;
-que la procédure légale n'a pas été respectée ;
-que la directrice générale de l'Anapec a exercé sa mission avec engagement et qu'elle a atteint ses objectifs.
Nous avons demandé un écrit et nous avons alors reçu un mail de Mme Belmaati que nous avons relayé.
Elle conteste donc l'utilisation du mot limogeage, puisqu'elle affirme ne pas avoir été notifiée et que la procédure réglementaire n'a pas été respectée. Elle conteste également les raisons avancées sur les colonnes de certains journaux en ligne pour justifier une telle décision.
En conclusion :
-le limogeage d'Imane Belmaâti n'est pas une rumeur. Il est confirmé de source autorisée, donc officielle.
-seul le ministre peut prendre cette décision.
-il est possible que la procédure légale soit régularisée au cours de la semaine à venir.
-Mme Belmaati a le droit de communiquer ses arguments et de se défendre.
-Un responsable a le droit d'évaluer ses collaborateurs.
La procédure n'est pas une disposition anodine. Son respect consolide l'État de droit. C'est une affaire à suivre.
À découvrir
à lire aussi
Article : Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain
Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Article : Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)
La Banque mondiale accorde une large place au secteur privé dans son rapport croissance-emploi sur le Maroc. Si le Royaume a su préserver une stabilité macroéconomique et maintenir un niveau d’investissement élevé sur les deux dernières décennies, cette dynamique ne se traduit pas suffisamment en productivité, en emploi formel durable et en revenus privés.
Article : Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc
Le rapport "Diagnostic-pays du secteur privé", élaboré par le Groupe de la Banque mondiale et publié ce mardi 28 avril 2026, vise à identifier les opportunités d’investissement privé inexploitées ainsi que les obstacles connexes. Il analyse les moyens de stimuler l'investissement privé au Maroc pour favoriser une croissance inclusive et créer des emplois de meilleure qualité. Explorez le document via ce chatbot.
Article : Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?
Et si le Maroc était à l'aube de son "moment norvégien" ? Une étude scientifique récente plaide pour un changement de paradigme des cibles d’exploration offshore au Maroc et révèle que les ressources les plus importantes pourraient se cacher dans des cibles négligées jusqu'alors. Un pari à tenter ?
Article : Christopher Landau à Alger : le Sahara marocain au cœur des échanges, sur fond de soutien croissant à l’autonomie
La visite du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau à Alger intervient dans un contexte de consolidation des soutiens internationaux à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, alors que Washington maintient sa position en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie.
Article : Enseignement supérieur. La promesse d’une hausse de 1.000 DH nets remise en cause ?
La revalorisation salariale de 1.000 DH annoncée dans l’enseignement supérieur suscite de vives tensions avec les syndicats. Les modalités de calcul de cette augmentation sont jugées inéquitables et engendrent des disparités importantes entre les fonctionnaires.