Viandes et bétail : le ministère de l'Agriculture revoit les procédures d’importation
Le ministère de l'Agriculture a procédé à une mise à jour des procédures encadrant l'importation des bovins, des ovins ainsi que des viandes fraîches et des abats. Publiées le 6 mars, de nouvelles circulaires introduisent quelques assouplissements visant à faciliter les importations.
Le ministère de l'Agriculture a actualisé les trois circulaires relatives aux procédures d'approbation des demandes d'importation des bovins et des ovins domestiques, ainsi que de la viande fraîche et des abats. Les nouvelles circulaires ont été publiées le 6 mars dernier.
Rappelons que les quotas fixés pour l'année 2025 s'élèvent à 15.000 têtes pour les bovins, 700.000 têtes pour les ovins et 40.000 tonnes pour la viande fraîche et les abats.
Les bovins importés ne sont plus exclusivement dédiés à l'abattage
Dans la circulaire relative à l'approbation des demandes d'importation de bovins domestiques, on remarque que ces derniers ne sont plus exclusivement destinés à l'abattage. Ces animaux peuvent à présent être également destinés à l'engraissement, mais non à la reproduction.
L'importateur peut ainsi procéder à l'abattage immédiat des bovins importés dès leur arrivée sans qu'ils transitent par les lazarets de quarantaine sanitaire, ou les engraisser. Aucune date d'abattage n'est toutefois fixée par le ministère.
Auparavant, selon les dispositions de la circulaire du mois de décembre 2024, les importateurs s'engageaient à :
– Abattre 40% de l'effectif importé dans un délai de 40 jours après la date d’arrivée des animaux au port de débarquement ;
– Abattre l’effectif restant dans un délai de 3 mois après leur date d’arrivée.
Aucun délai d'abattage pour les ovins
Il en est de même pour les ovins domestiques importés, en termes de délai d'abattage. Auparavant, selon les dispositions de la circulaire du mois de décembre dernier, les opérateurs importateurs s'engageaient à :
– Abattre au moins 40% de l'effectif importé dans un délai de 40 jours après la date d'arrivée des animaux au port de débarquement ;
– Abattre au moins 80% de l'effectif dans un délai de 60 jours après leur date d'arrivée ;
– Abattre l'effectif restant (20%) au plus 3 mois après leur date d'arrivée.
Cette condition ne figure plus dans la nouvelle circulaire après la récente mise à jour.
Enfin, en ce qui concerne l'importation des viandes fraîches et des abats, la spécificité des viandes "fraîches, réfrigérées ou congelées" ne figure plus sur le volet relatif aux normes techniques à respecter par les importateurs dans la nouvelle circulaire du 6 mars.
L'autre nouveauté concerne les abats, qui devaient auparavant représenter au plus 20% de la quantité des viandes importées. Cette condition n'est plus exigée.
Par ailleurs, à présent, même les bouchers peuvent importer les viandes et les abats, au même titre que les chevillards, les établissements d'entreposage, les unités de découpe et autres.
Rappelons que ces opérations d'importation interviennent dans le cadre de la conjoncture actuelle qui se caractérise par une sécheresse sévère ayant eu un impact direct sur le cheptel national. Elle vise à assurer l’approvisionnement continu du marché national en viandes rouges et à stabiliser les prix.
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