Les teneurs en cadmium des engrais marocains exportés vers l’UE sont inférieures aux seuils réglementaires
Le règlement européen fixe à 60 mg/kg de P2O5 la teneur maximale en cadmium dans les engrais phosphatés. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les engrais marocains exportés vers l'UE présentent une teneur en cadmium réduite à moins de 20 mg/kg de P2O5, nettement inférieure au plafond réglementaire. Des faits qui ont malheureusement été éludés dans le dernier épisode de l'émission Zone interdite, consacré au sujet du cadmium en France.
Ce dimanche 26 janvier, la chaîne de télévision M6 a diffusé une enquête de l'émission Zone Interdite, intitulée "Pain, fruits, légumes : révélations sur un nouveau scandale, qui met en évidence que les Français sont aujourd’hui parmi les plus contaminés au monde par le cadmium.
Il s'agit d'un métal lourd "retrouvé naturellement dans les sols". "Certaines activités humaines, comme les activités agricoles (engrais) et industrielles (métallurgies), peuvent augmenter sa présence dans les sols", comme le définit l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
Partant de l'idée que les Français sont parmi les plus contaminés au monde par le cadmium, l'enquête questionne l'origine de cette exposition. Parmi les "sources de contaminations" abordées, celles des engrais phosphatés est de nouveau évoquée, notamment les engrais marocains soulevant certaines interrogations concernant leur teneur en cadmium.
Depuis début 2025, les engrais marocains présentent une teneur en cadmium de 20 mg/kg de P2O5
Il est utile de rappeler que l'UE a instauré une limite stricte concernant la teneur en cadmium dans les engrais phosphatés, après des années de débats sur le sujet. Ce règlement européen (UE) 2019/1009 est entré en vigueur en 2022, imposant une limite stricte de 60 mg/kg de P2O5. Cette limitation est motivée par des raisons liées à la protection de la santé humaine et de l’environnement.
De ce fait, tous les engrais exportés vers l'UE doivent respecter strictement cette limite instaurée par la loi. Le Maroc ne déroge pas à la règle. Tous les produits exportés par le Maroc vers l’Europe respectent scrupuleusement cette exigence. Mieux encore, depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, ces engrais présentent une teneur en cadmium réduite à moins de 20 mg/kg de P2O5, positionnant les exportations marocaines bien en deçà des seuils européens.
Cette avancée a permis aux engrais marocains de prétendre à l’étiquetage "faible teneur en cadmium", prévu par le cadre réglementaire européen. Ces derniers sont par ailleurs parfaitement conformes aux recommandations de l’Anses qui ont été évoquées dans le reportage.
Affirmer que les engrais phosphatés marocains seraient "naturellement très chargés en cadmium", comme le laisse entendre l'enquête, c'est ignorer ces évolutions et les efforts entrepris par le Maroc pour la décadmiation de ses engrais.
Il convient également de rappeler que le cadmium est un élément présent naturellement dans l’environnement. Il se retrouve dans les roches, les sols et l’eau, mais également dans des activités humaines comme l’exploitation minière, la fabrication de pigments ou encore la combustion de combustibles fossiles. D'ailleurs, l'enquête affirme que la France compte 10.440 sites et sols pollués ou potentiellement pollués du fait de son passé industriel.
Au-delà du strict respect des normes, le Maroc s’inscrit dans une démarche plus large, favorisant la sécurité alimentaire et l’agriculture durable. En améliorant constamment la qualité de ses engrais phosphatés, il répond non seulement aux exigences réglementaires, mais participe également à des enjeux plus larges liés à la sécurité alimentaire avec une agriculture toujours plus durable et saine, pour l’environnement et la santé publique.
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