Le communiqué officiel sur l'Accélérateur d'investissements Maroc-France
Un protocole d'accord de 30 milliards de DH a été signé pour la création d'un Accélérateur d'Investissements Maroc-France. Ce partenariat inédit, réunissant le Fonds Mohammed VI pour l'investissement et les principaux acteurs publics français, vise à mobiliser 26 MMDH pour des projets d'infrastructures durables au Maroc, tout en soutenant les PME, les start-up et les entrepreneurs.
Le Fonds Mohammed VI pour l'investissement (FM6I) et les principaux acteurs publics de l'investissement français ont signé un accord pour la mise en place d'un Accélérateur d'investissements Maroc-France. La signature de cet accord s'est tenue devant le Roi Mohammed VI et le président de la République française lors d'une cérémonie officielle au Palais des hôtes royaux à Rabat.
Selon un communiqué conjoint (FM6I, AFD, STOA, Bpifrance), cet accord est "inédit" pour le Maroc et la France, étant le premier accord bilatéral entre une institution marocaine et l'ensemble des acteurs publics de l'investissement en France.
Ce partenariat profite des acquis d'une relation historique appelée à évoluer, tout en s'adaptant aux nouvelles dynamiques d'investissements croisés, créateurs d'emplois et de valeur ajoutée, dans un contexte de renouvellement et de développement des relations maroco-françaises, souligne le communiqué.
La France, premier investisseur étranger au Maroc, et le Maroc, premier investisseur africain en France, aspirent avec l'Accélérateur d'investissements Maroc-France à renforcer leur partenariat en se tournant vers des thématiques d'avenir et en s'ouvrant à de nouveaux acteurs, notamment les PME, les entrepreneurs et les start-up, qui constituent le cœur du tissu économique et seront demain le relais de la relation bilatérale.
Dans cet esprit de partenariat gagnant-gagnant, l'Accélérateur d'investissements Maroc-France prévoit la création d'une joint-venture, réunissant le FM6I et STOA, pour stimuler les investissements en infrastructures durables, avec un objectif d'investissement de 26 milliards de DH en faveur de projets structurants couvrant l'intégralité du Royaume.
L'accord vise également à renforcer l'industrie du capital-investissement au Maroc, en collaboration avec Bpifrance, et à inclure Proparco, qui pourrait investir jusqu'à 1 milliard de DH dans les fonds thématiques et sectoriels du FM6I, ou en co-investissement avec ces derniers.
De plus, cet accord prévoit l'accompagnement des PME vers le capital-investissement, via un programme ambitieux de sensibilisation et d'accompagnement aux opportunités de financement et d'ouverture de capital, en partenariat avec le FM6i, Expertise France et Bpifrance. Ce programme pourrait bénéficier à plus de 1.500 entreprises marocaines.
L'Accélérateur d'investissements Maroc-France entend aussi soutenir l'écosystème des start-up en déployant des fonds spécialisés, en collaboration avec les institutions financières françaises, afin de proposer des solutions d'accompagnement et de financement adaptées à leur développement.
Les institutions financières françaises bénéficieront également du soutien financier, des connaissances et de l'expertise du FM6I dans leurs investissements au Maroc, en France et en Afrique.
L'Accélérateur d'investissements Maroc-France vise à assurer une amélioration qualitative de l'investissement productif sur un large champ territorial, à la lumière de la position française rappelée dans la lettre envoyée le 30 juillet par Emmanuel Macron au Roi, où il précisait : "Le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine".
Cet accord marque une avancée majeure dans la dynamique actuelle des relations entre le Maroc et la France, en multipliant les opportunités d'investissement pour les deux pays et en renforçant les capacités du secteur privé à investir et à créer une croissance durable, conclut le communiqué.
L'accord a été signé par le directeur général du Fonds Mohammed VI pour l'investissement, Mohamed Benchaâboun, le directeur général de l'Agence française de développement (AFD), Rémy Rioux, représentant également Proparco et Expertise France, la directrice générale de STOA, Marie-Laure Mazaud, et la directrice des Affaires internationales et européennes de Bpifrance, Isabelle Bébéar, indique un communiqué conjoint.
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