Un nouveau protocole d'accord pour renforcer la collaboration entre l'OCDE et le Maroc
Un nouveau protocole d'accord a été signé ce mercredi 11 septembre afin de renforcer la collaboration entre l'OCDE et le Maroc sur de nouvelles priorités stratégiques.
Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, accompagné de la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah, ainsi que du secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Mathias Cormann, a lancé, ce mercredi 11 septembre à Rabat, la discussion autour des principales conclusions de la première étude économique du Maroc.
La réalisation de cette étude dote le Maroc d’un outil stratégique équivalent à celui des pays membres de l’OCDE. Elle a été menée par le desk économique du Maroc à l’OCDE, dont les travaux ont débuté le 20 février 2023.
À l’occasion de sa première visite officielle à Rabat, le secrétaire général de l’OCDE a présenté les conclusions majeures de cette étude. Celle-ci analyse la performance économique du Maroc face aux défis mondiaux et internes, tout en offrant des perspectives de croissance et des recommandations stratégiques.

Par ailleurs, cette étude ouvre des perspectives importantes pour soutenir l’agenda des réformes et des chantiers structurants en cours, répondant à des enjeux critiques tels que le stress hydrique, les politiques de l’emploi, notamment pour les jeunes, les réformes de la protection sociale, l’investissement et l’amélioration du capital humain, explique un communiqué du département du chef du gouvernement.
Ses résultats ont été discutés lors d’un panel de haut niveau, abordant différentes dimensions telles que la territorialité, la productivité, le secteur informel et l’inclusion économique des jeunes.
Lors de cet événement, Aziz Akhannouch et Mathias Cormann ont dressé un bilan de la coopération entre le Maroc et l’OCDE, marquant la fin de la deuxième phase du Programme-Pays du Maroc, signé le 19 juin 2019. Un nouveau protocole d'accord a été signé afin de renforcer la collaboration entre l'OCDE et le Maroc sur de nouvelles priorités stratégiques.
Intervenant lors de cette cérémonie, la ministre de l'Économie et des finances, Nadia Fettah, a souligné "l'importance de cette coopération qui est une relation multidimensionnelle entamée en 2005 et renforcée par le lancement du deuxième Programme-pays en 2019".
Cette coopération, a-t-elle soutenu, a franchi un nouveau cap avec l'intégration de la dimension économique, notamment par la création d'un bureau Maroc au sein du département des affaires économiques de l'OCDE et la réalisation de la première étude économique du Royaume par l'Organisation.
Cet événement marque la fin du Programme-Pays II Maroc-OCDE qui s'est focalisé sur des priorités stratégiques telles que la gouvernance publique, la croissance économique, l'investissement et le développement territorial.
En marge de cette cérémonie, un atelier technique, réunissant représentants, experts de plusieurs départements, institutions de référence, universitaires et journalistes, a été organisé pour approfondir les conclusions de l’étude économique avec les experts de l’OCDE.
PPM Maroc-OCDE
La première phase du Programme-Pays, de juin 2015 à juillet 2018, avait pour objectif de "soutenir des actions stratégiques dans divers domaines tels que l’investissement, le commerce, la gouvernance publique, l’éducation, l’emploi, et la promotion des réformes socio-économiques."
Le deuxième Programme-Pays, signé le 25 juin 2019 et en vigueur jusqu’au 25 septembre 2024, vise à "faire progresser les réformes engagées par le Maroc dans plusieurs domaines de politiques publiques". Il comprend 14 actions thématiques regroupées en quatre piliers : la gouvernance publique, l’intégrité et la lutte contre la corruption ; la croissance économique, l’investissement et la fiscalité ; le renforcement du capital humain ; et le développement territorial. Ce programme permet de renforcer la participation du Maroc aux organes de l’OCDE.
Il est à noter que le Maroc est le premier pays de la région MENA et de l’ensemble du continent africain à bénéficier d’un tel programme.
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