Sahara marocain : le régime algérien essuie un nouveau revers en Slovénie
Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a rencontré, le vendredi 30 août à Ljubljana, son homologue slovène Tanja Fajon. À la suite de cette réunion, la diplomatie et la presse algériennes ont, comme à l'accoutumée, donné libre cours à leur imagination sur la position slovène concernant le conflit artificiel autour du Sahara marocain.
Cette rencontre ne fut en aucun cas anodine. Considérant la position slovène comme cruciale dans les dynamiques internationales, car ce petit pays d'Europe centrale assume la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies pendant le mois de septembre, le régime algérien a dépêché Ahmed Attaf dans la capitale slovène pour rencontrer son homologue Tanja Fajon.
Après avoir pris un cliché de circonstance les mains serrées feignant un accord entre les deux pays, la diplomatie et la presse d'Alger ont prétendu que "la Slovénie dément les allégations du Maroc" au sujet de l’appui de la Slovénie à l’Initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007.
Or, le communiqué de presse publié par le ministère des Affaires étrangères slovène à la suite de cette réunion apporte un démenti clair aux tentatives de désinformation algériennes et précise que "la Slovénie appuie le processus dirigé par l'ONU, dans le but de parvenir à une solution de compromis juste, durable et mutuellement acceptable".
La diplomatie marocaine avait, elle, anticipé en juin dernier la future position influente de la Slovénie au sein du Conseil de sécurité. Le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita avait en effet invité à Rabat la chef de la diplomatie slovène, Tanja Fajon, à l’occasion de la célébration du 32e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Maroc et la Slovénie.
À l'issue de cette réunion, la Slovénie avait salué, comme indiqué dans un communiqué conjoint, le Plan marocain d'autonomie, "une bonne base pour parvenir à une solution définitive et consensuelle" au différend régional autour du Sahara marocain, sous les auspices du secrétaire général des Nations unies et de son envoyé personnel.
Ces dernières péripéties ne sont donc qu'un nouvel épisode des déboires du régime algérien, qui multiplie les actes désespérés pour obtenir un soutien international à ses revendications.
à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.
Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.
Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.
Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.
Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.
Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.