Les produits à base de cannabis dès ce samedi 1er juin dans les pharmacies marocaines
À partir de ce samedi 1er juin, la commercialisation des compléments alimentaires et des produits cosmétiques à base de cannabis débutera officiellement au Maroc. À ce jour, neuf compléments alimentaires et dix produits cosmétiques ont été enregistrés par la Direction des médicaments et de la pharmacie.
Une réunion s'est tenue ce vendredi 31 mai au siège de l'Agence nationale de réglementation des activités liées au cannabis (ANRAC), en présence des représentants de l'Agence et de la Direction des médicaments et de la pharmacie (DMP) et des pharmaciens d'officine.
Présidée par Mohamed El Guerrouj, gouverneur et directeur général de l'ANRAC, cette rencontre avait pour principal ordre du jour la commercialisation des produits médicamenteux et non médicamenteux à base de cannabis, apprend-on auprès de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc.
À partir de ce samedi 1er juin, la commercialisation des compléments alimentaires et des produits cosmétiques à base de cannabis débutera officiellement au Maroc. À ce jour, neuf compléments alimentaires et dix produits cosmétiques ont été enregistrés par la DMP.
Dans un premier temps, ces produits seront disponibles exclusivement en pharmacie.
Selon la loi 13-21, les transformateurs et fabricants ont la possibilité d'ouvrir leurs propres points de vente, à condition de remplir les critères légaux requis et d'obtenir l'autorisation de l'ANRAC.
Les discussions lors de cette réunion ont également porté sur un rappel des réglementations des teneurs en THC [principale substance active du cannabis, ndlr] des produits.
Lorsque le THC est supérieur à 1%, le produit est destiné exclusivement à l'industrie pharmaceutique, nécessitant une transformation en médicament. En revanche, si le THC est inférieur à 1%, les possibilités de transformation s'élargissent aux produits cosmétiques, aux compléments alimentaires et aux matériaux de construction, entre autres.
Il a été précisé que les compléments alimentaires doivent obligatoirement contenir du CBD avec un THC inférieur à 0,3%, tandis que les produits cosmétiques doivent être fabriqués à partir de CBD avec un THC à 0%.
À découvrir
à lire aussi
Article : Le RNI présente son programme économique à la CGEM
Reçu par la CGEM, le président du RNI, Mohamed Chaouki, a présenté les principales orientations économiques du programme de son parti pour la période 2026-2031. La rencontre a également permis au patronat de mettre en avant ses priorités, notamment la compétitivité des TPME, la montée en gamme industrielle, le développement territorial et l’emploi.
Article : Les grandes mines du Maroc, d'aujourd'hui à 2030
Portées par la flambée des métaux critiques, les grandes mines marocaines montent en puissance et investissent le segment de la valorisation. De Tizert à Boumadine, tour d'horizon des sites qui dessinent l'avenir minier du Maroc.
Article : Baccalauréat 2026 : avec ses taux de réussite record, le groupe scolaire EDC confirme ses performances
Six établissements Elbilia sur sept affichent un sans-faute, Léon l’Africain place une élève au deuxième rang de la zone Maroc avec 19,56/20, et Dar Essalam American School réussit sa première promotion au baccalauréat international.
Article : Mohammédia : Tabarek décroche le marché de 25 MDH pour relier l’autoroute Casablanca-Rabat à la RN1
Le chantier porte sur le lot 1 de l’aménagement de la voie CT1007, sous maîtrise d’ouvrage déléguée d’ADM Infrastructure, avec l’objectif d’améliorer la circulation et l’accessibilité dans la préfecture.
Article : Prix de l'or : le gramme chute de 30%, les bijoutiers appellent le Conseil de la concurrence à enquêter
Revenu autour de 950 DH, contre 1.400 à 1.450 DH six mois plus tôt, le métal jaune reste soumis à des écarts difficiles à expliquer entre les cours mondiaux et les prix pratiqués au Maroc. Au cœur des griefs de la profession : les difficultés d’importation et un approvisionnement concentré entre les mains de quelques opérateurs. Décryptage.
Article : Compléments alimentaires : comment le gouvernement s'apprête à encadrer un marché jusque-là très peu régulé
Face à l’essor rapide de produits souvent vendus en ligne ou en parapharmacie sans contrôle suffisant, le gouvernement prépare un premier resserrement des règles. Un projet de décret examiné le jeudi 16 juillet doit réserver aux officines certaines substances sensibles, en fonction de leur dosage et de leurs interactions possibles avec des médicaments. Détails.