Bientôt un Institut-Réseau de recherche thématique sur l’eau au Maroc
Ce futur institut sera mis en place sous la forme d’un groupement d’intérêt public et devra constituer un espace de coordination entre les structures de recherche impliquées, alliant agilité et efficacité de l’action, annonce le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdellatif Miraoui.
Intervenant lors de la conférence-débat sur la gestion durable de l’eau, ce samedi 25 novembre à l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs (EMI), le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdellatif Miraoui, a souligné l’apport de la science et de la technologie en matière de préservation et de valorisation des ressources hydriques. Un apport qui s’avère aujourd’hui incontournable pour un pays comme le Maroc, a insisté le ministre.
"Le potentiel scientifique et technique dont dispose le Maroc couvre toute la chaîne de valeur de l’eau. (...) En termes de ressources humaines scientifiques de haut niveau, l’université marocaine dispose d’un réseau composé de 11 structures de recherche universitaires performantes, comprenant pas moins de 210 enseignants chercheurs, plus de 350 doctorants et environ 10 postdoctorants", a indiqué Abdellatif Miraoui.
Près de 17.000 publications scientifiques du Maroc portant sur le domaine de l’eau ont été recensées sur les dix dernières années. Elles représentent près de 22% de la production scientifique nationale (indexée dans la base de données internationale Scopus), précise le ministre.
Mise en place d’un Institut-Réseau de recherche thématique sur l’eau
"Afin de capitaliser sur ce potentiel, le Plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (PACTE ESRI-2030) a placé parmi ses axes stratégiques la promotion d’une recherche d’excellence autour d’Instituts-Réseaux thématiques de recherche (ITR), fédérateurs au niveau national des meilleures structures de recherche et ouverts à l’international. Ces instituts couvrent plusieurs thématiques prioritaires telles que l’eau", a-t-il poursuivi.
"Dans ce cadre, le MESRI (ministère de l’Enseignement supérieur, ndlr) se penche actuellement, selon une démarche de co-construction, sur la mise en place d’un Institut-Réseau de recherche thématique sur l’eau, sous forme d’un Groupement d’intérêt public (GIP) qui doit constituer un espace de coordination entre les structures de recherche impliquées, alliant agilité et efficacité de l’action", a-t-il fait savoir.
Cet Institut-Réseau devra mettre en synergie les meilleures structures de recherche universitaires relevant de neuf universités, auxquelles s’ajoute la collaboration étroite avec d’autres structures de recherche relevant du ministère de l’Equipement et de l’eau et celui de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.
Pour le démarrage de cet institut, le ministère de l’Enseignement supérieur a prévu la création de sept postes budgétaires au titre de l’année 2023 et la dotation de ressources financières appréciables, pour couvrir les dépenses de fonctionnement et d’investissement s’y rapportant.
Une bourse de 7.000 DH attribuée aux doctorants
"Cet institut de recherche va regrouper tous les grands chercheurs du pays. Pour les doctorants, nous avons lancé cette année les 1.000 doctorants de nouvelle génération, de sorte à pouvoir accompagner toutes les activités et les priorités de recherche, en particulier celles de l’eau. Nous recruterons d’emblée, cette année, un certain nombre de doctorants qui auront trois années pour faire leur doctorat et à qui nous allouerons la somme de 7.000 DH par mois de telle sorte que ces talents se consacrent à la recherche, avec une obligation de mobilité un mois par an à l’international", précise le ministre.
"Dans le cadre des 1.000 doctorants de nouvelle génération, nous avons réservé une centaine de docteurs entreprises qui s’inscriront à un doctorat dans un laboratoire de recherche et seront localisés à 80% dans les entreprises qui travaillent dans le domaine", a-t-il ajouté.
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