Le Syndicat national indépendant du corps de l'inspection du travail réagit aux décisions du ministère de tutelle
Le syndicat reproche au ministère d'avoir décidé d'effectuer des mutations arbitraires, ce qui a provoqué "une onde de choc et de la frustration chez l’ensemble des composantes des ressources humaines" du ministère de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences au département de l’emploi.
Selon un communiqué du syndicat national indépendant du corps de l'inspection du travail publié le 8 juin, les décisions de mutation prises par le ministère ont eu "des conséquences préjudiciables sur la stabilité professionnelle, fonctionnelle et sociale (familiale) des gardiens de la paix sociale, par excellence''.
Le syndicat regrette également dans son communiqué "les représailles avérées qui ont motivé ces mutations arbitraires ainsi que l’abus de pouvoir exercé et du détournement des attributions de M. le Ministre".
Face à cette situation, le bureau exécutif du Syndicat national indépendant du corps de l’inspection du travail (SNICIT) a tenu une réunion d’urgence à distance, en date du 6 juin 2023, à la suite de laquelle il a pris les décisions suivantes :
- le port du brassard par l’ensemble des composantes de l’inspectorat ;
- l’introduction de recours administratifs, par les lésés du mouvement de mutation, à l’attention de M. le Ministre conformément aux procédures et démarches administratives en vigueur ;
- la sollicitation de M. le Ministre pour l’annulation immédiate des décisions de mutation abusives ;
- l'accélération du déclenchement du mécanisme du dialogue social sectoriel gelé.
à lire aussi
Article : Mines. Où se concentre la nouvelle richesse minière du Maroc ?
Porté par la flambée des cours des métaux et la mise en service de nouveaux sites miniers en 2025, le secteur minier marocain hors phosphates a accéléré sa cadence. Alors que le plan gouvernemental vise à atteindre 15 milliards de DH à l’horizon 2030, le secteur est d’ores et déjà en passe de franchir le cap historique du milliard de dollars de revenus dès cette année. Tour d'horizon complet.
Article : LabelVie-Retail Holding. Les dessous d’une fusion inédite qui veut redessiner le retail marocain
C’est une opération peu commune sur la place casablancaise : Label Vie, société cotée, doit être absorbée par Retail Holding, sa maison mère non cotée, appelée à devenir la nouvelle entité boursière du groupe. Derrière ce montage technique, l'ambition est plus large : transformer un ensemble d’enseignes en plateforme intégrée, capable de peser davantage au Maroc comme à l’international.
Article : Avec le Waldorf Astoria, Rabat veut changer de rang dans le tourisme haut de gamme (opérateurs)
L’arrivée du Waldorf Astoria marque un tournant dans le repositionnement touristique de la capitale, estiment la ministre de tutelle ainsi que les présidents, actuel et ancien, des CRT de Casablanca et de Rabat. Entre montée en gamme, attractivité accrue et effet d’entraînement sur l’ensemble du secteur, ce projet cristallise de fortes attentes chez les opérateurs concernés.
Article : Dans son bras de fer avec la BMCI, Abdelmalek Abroun obtient la suspension d’une saisie immobilière
Premier effet tangible du redressement personnel de Abdelmalek Abroun : le tribunal de commerce de Rabat a suspendu une vente aux enchères engagée par la BMCI sur un bien immobilier du dirigeant du groupe Abroun Gold TV Sat. Détails exclusifs.
Article : Au port de Casablanca, la congestion s’aggrave et inquiète toute la chaîne logistique
Au port de Casablanca, la congestion s’est installée dans la durée, entraînant une forte hausse des coûts pour les opérateurs et des temps d’attente particulièrement élevés pour les navires. Selon des sources jointes par nos soins, le phénomène est désormais visible à l’œil nu, avec des files qui débordent largement du périmètre portuaire. Le point.
Article : Football. La Ligue professionnelle et le casse-tête juridique de l'interdiction de déplacement des supporters
Après les incidents survenus en marge de plusieurs rencontres, la Ligue nationale de football professionnel (LNFP) a décidé de restreindre les déplacements de supporters visiteurs lors des prochaines journées de Botola. Présentée comme une réponse sécuritaire à la recrudescence des violences, cette mesure soulève aussi une question juridique sensible : jusqu’où une instance sportive peut-elle limiter la liberté de circulation des citoyens ?