Sahara : la Commission interparlementaire de suivi de l'Alliance du Pacifique soutient l'initiative marocaine d'autonomie
La Commission interparlementaire chargée du suivi de l'Alliance du Pacifique a affirmé, le jeudi 2 mars à Rabat, son soutien à l'initiative d'autonomie des provinces du Sud du Royaume en vue de trouver une solution au différend autour du Sahara marocain.
Dans la déclaration finale qui a clôturé les travaux de la réunion conjointe entre la Commission interparlementaire et la Chambre des représentants, la Commission a considéré que l'initiative marocaine constituait "un effort sérieux et crédible", ajoutant que "le plan d'autonomie élargie, proposé par le Maroc pour résoudre le conflit du Sahara, répond aux attentes de toutes les parties."
Etant donné que le Maroc est un membre observateur de l'Alliance du Pacifique, situé sur la rive atlantique du continent africain, qui partage les valeurs morales, politiques et économiques soutenues par l'Alliance du Pacifique, et en relation avec le processus de négociations sous l’égide des Nations unies pour résoudre le conflit du Sahara marocain, la Commission interparlementaire chargée du suivi de l'Alliance du Pacifique soutient ce processus de négociation, conformément aux résolutions formulées par le Conseil de sécurité des Nations unies.
La Commission parlementaire a également souligné que le plan d'autonomie a reçu, depuis sa soumission aux Nations unies le 10 avril 2007, le soutien du Conseil de sécurité qui l'a approuvé à l'unanimité par le biais de la résolution 1754 du 30 avril 2007, qui a qualifié cette initiative de sérieuse et de crédible.
Il sied également, ajoute la Commission parlementaire, de citer la reconnaissance et l’implication de plusieurs pays et instances qui voient dans l'initiative marocaine une opportunité d’aller de l’avant pour trouver une solution politique à un dossier en état de stagnation depuis plus de trente ans.
Le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour résoudre le conflit du Sahara répond aux aspirations de toutes les parties, insiste la Commission, ajoutant que les provinces du Sud, conformément à la politique de développement adoptée par le gouvernement au Sahara marocain, jouissent comme les autres régions du Maroc de la prospérité sociale et économique.
Selon la déclaration finale, le Maroc est "un Etat de droit et de la loi, où les institutions chargées de garantir les droits de l'homme sont indépendantes".
Ainsi, la Commission interparlementaire chargée du suivi de l'Alliance du Pacifique a affirmé que le Bureau de la Commission avait fait part de son soutien et de son engagement constant aux résolutions du Conseil de sécurité.
Et d’ajouter que le Bureau de la Commission, à l'instar d'autres membres de la communauté internationale et des Nations unies, apprécie cette initiative en tant qu’effort "sérieux et crédible", qui permettra certainement aux habitants du Sahara d'exercer leur droit de gérer démocratiquement leurs affaires par le biais des instances législatives, exécutives et judiciaires dotées de compétences exclusives dans le cadre de la pleine souveraineté du Royaume du Maroc.
Par ailleurs, le Bureau de la Commission a salué le leadership africain et arabe du Maroc et son fort engagement en faveur d’une coopération Sud-Sud fructueuse et proactive, ajoutant que le Royaume était un partenaire crédible face aux défis communs tels que le maintien de la paix et la sécurité, la sécurité alimentaire, le développement social et la protection de l'environnement.
A la suite des mesures prises par le Royaume du Maroc pour sécuriser le passage d’El Guergarat, la Commission interparlementaire de suivi de l'Alliance du Pacifique avait publié une déclaration le 10 décembre 2020, dans laquelle elle avait réitéré son soutien total au plan marocain d'autonomie comme seule solution politique sous l'égide des Nations unies et sous la souveraineté du Royaume du Maroc.
Elle avait également exprimé son soutien aux mesures prises par le Royaume pour maintenir la sécurité et assurer la circulation des biens, des personnes et des services au passage d’El Guergarat.
L'Alliance du Pacifique est une initiative régionale d'intégration composée de quatre pays, le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou, et plus de 60 membres observateurs ; et représente environ 40% du PIB de l'Amérique latine.
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