Le Maroc envisage de lancer de nouveaux satellites d’observation (média israélien)
Le Royaume ambitionne de renforcer sa présence dans l’espace, avec le lancement de nouveaux satellites destinés à améliorer ses capacités d’observation. La France et Israël sont sur les rangs pour développer ce programme géré par le Centre royal de télédétection spatiale.
Selon un média israélien, le Maroc prévoit de lancer dans l’espace de nouveaux satellites d’observation. A cet effet, le Royaume "a procédé à la sélection d’un nombre limité d'entreprises internationales ayant une expertise en la matière, pour qu’elles présentent leurs offres", précise la même source.
"Les partenaires susceptibles d’accompagner le Maroc dans ce projet sont français et israéliens", estime l'expert militaire Abdelhamid Harifi, joint par Médias24. Pour rappel, le Maroc entretient des relations avancées avec la France et Israël dans le domaine de la recherche spatiale.
En témoigne la signature d’un mémorandum d’entente, le mercredi 23 mars 2020, entre le ministre de l’Industrie, Ryad Mezzour et Amir Peretz, président du conseil d’administration de Israel Aerospace Industries (IAI). Cette entreprise aérospatiale et de défense propose à ses clients des solutions pour faire face aux défis auxquels ils sont confrontés, dont des satellites.
Après les drones et les missiles, les industriels israéliens cherchent donc à se faire une place au sein du projet marocain d'acquisition de nouveaux satellites d'observation. Pour le moment, le Maroc dispose de deux satellites d’observation, Mohammed VI A et Mohammed VI B. "Ils offrent un outil à l'Etat pour confectionner sa cartographie ou opérer des missions de surveillance", indique M. Harifi.
“Grâce à ces satellites, le Maroc a pu réaliser ses propres cartes des domaines de l'Etat, et améliorer ainsi sa lutte contre les incendies et autres catastrophes naturelles. Ces satellites renforcent également la surveillance de nos frontières et les zones de tensions au Sahara."
Lors d’une visite guidée à l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), Médias24 avait pu constater de visu l’apport des images provenant des deux satellites marocains Mohammed VI A et Mohammed VI B, entrés respectivement en service en novembre 2017 et en novembre 2018.
La durée de vie d’un satellite est de quinze ans
Ainsi, le lancement de nouveaux satellites répond à la volonté du Royaume d’améliorer ses capacités d’observation, mais aussi à préparer l'avenir. Partant du principe que la durée de vie d’un satellite est au maximum de quinze ans, le Maroc est "obligé d'envoyer de nouveaux satellites pour maintenir ses capacités d’observation, tout en bénéficiant des avancées technologiques dans le domaine", précise notre interlocuteur.
L’aventure spatiale du Maroc a débuté en 1989, via un programme qui a pour objectif de développer des capacités d'observation. Ce programme est sous la tutelle du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS), chargé de développer les applications de la télédétection.
Son rôle est également de fournir des technologies connexes au profit des départements ministériels et des agences gouvernementales. Le but étant d’obtenir une gestion plus opérationnelle des projets et programmes de développement socioéconomique.
Pour accomplir cette mission, les actions du CRTS s’articulent autour de quatre axes stratégiques :
- assister les utilisateurs pour leur permettre une utilisation efficace des images satellite et des produits dérivés de la télédétection spatiale ;
- assurer à tous les utilisateurs des conditions d’accès optimales aux données d’observation de la terre et à l’information géospatiale ;
- renforcer les capacités nationales et régionales, et développer le savoir-faire à travers des programmes de formation continue ;
- développer les connaissances et les domaines d’application de l’observation de la terre à travers des activités de recherche et développement.
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