Walid Regragui : “Jouer le résultat nul serait une erreur”
En conférence de presse, ce mercredi 30 novembre, le sélectionneur national a exprimé son envie de remporter le prochain match face au Canada, pour éviter toute mauvaise surprise.
Certaines questions ont permis à Walid Regragui de faire passer des messages à ses joueurs et au microcosme de l’équipe nationale. Lors de la conférence de presse organisée ce mercredi 30 novembre, le sélectionneur a réitéré son intention de gagner le prochain match, prévu ce jeudi 1er décembre (16 h), face au Canada.
“On joue toujours pour gagner. Ce serait une erreur de rentrer sur le terrain pour arracher un match nul”, a-t-il déclaré à maintes reprises. “La priorité est de ne pas déjouer, en rentrant dans des calculs qui vont nous faire perdre notre implication. Il faut tout donner pour ne pas avoir de regrets à la fin.”
Cette mentalité de vainqueur, Walid Regragui en a fait son cheval de bataille. “C'est le message que l'on fait passer aux joueurs”, a indiqué le sélectionneur. Des propos confirmés par le benjamin de l’équipe nationale, Bilal El Khannouss : “Si tout le monde veut se battre et donner son maximum, c’est grâce au coach qui a transmis cette culture de la gagne au groupe.”
Le Canada, à la recherche de sa première victoire en phase finale en deux participations à la Coupe du monde, est menaçant par certains aspects de son style de jeu. “Le Canada aura à cœur de nous battre. Ce sera un match ouvert face à une équipe très intense, agressive et qui court beaucoup.”
“On ne pense pas aux avertissements”
Pour atténuer la fougue et l’entrain des Canucks, Walid Regragui entend s’appuyer sur son gardien de but titulaire, Yassine Bounou “qui est apte à jouer”, mais aussi sur son duo de grognards du milieu de terrain. “A l'image de Y. En-Neysiri, Selim Amallah et Soufyan Amarabat sont des joueurs de sacrifices”, a-t-il déclaré.
“S. Amrabat a vraiment passé un cap cette saison et S. Amallah est très combatif et ne lâche jamais rien, malgré une douleur au genou qu’il traîne depuis le début de la compétition”, a-t-il ajouté. Petit bémol, S. Amarabat est sous le coup d’une suspension pour un éventuel huitième de finale, après avoir reçu un avertissement lors du premier match face à la Croatie. De quoi le laisser sur le banc pour lui éviter un tel scénario ?
“Nous avons certes progressé depuis la dernière Coupe du monde, mais n’avons pas encore atteint le niveau des grandes nations qui s’offrent le loisir de faire une revue d’effectif lors du dernier match du groupe”, a estimé Walid Regragui. “Donc on ne calcule pas les cartons. Le plus important est de se qualifier au second tour”, à l’image du Sénégal qui a prouvé qu’il “fallait faire confiance au football africain, à ses joueurs et à ses entraîneurs”.
“On joue d'abord pour le Maroc et ensuite pour le continent africain, en espérant montrer que le niveau du football continental peut rivaliser avec toutes les équipes du monde”, a rappelé le sélectionneur.
“De par notre religion et notre origine, on sera content si le monde arabe s’identifie également au Maroc en cas de qualification”, a-t-il souligné. Dans l'hypothèse d'une désillusion, “je vous mentirais si je vous dis que je serai satisfait, nous sommes ici pour se qualifier et rentrer dans l’histoire”, a-t-il conclu.
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