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Mondial de l’Auto de Paris : retrouvailles en demi-teinte (3/3)

REPORTAGE. Après une édition 2020 annulée pour cause de Covid, le Mondial de l’Auto de Paris a rouvert ses portes du 17 au 23 octobre derniers. Voici la liste quasi-exhaustive des nouveautés et premières qui ont fait l’évènement durant le salon automobile parisien.

La marque WEY, issue du groupe GWM.

Mondial de l’Auto de Paris : retrouvailles en demi-teinte (3/3)

Le 3 novembre 2022 à 16h49

Modifié 3 novembre 2022 à 16h49

REPORTAGE. Après une édition 2020 annulée pour cause de Covid, le Mondial de l’Auto de Paris a rouvert ses portes du 17 au 23 octobre derniers. Voici la liste quasi-exhaustive des nouveautés et premières qui ont fait l’évènement durant le salon automobile parisien.

Hopium : horizon hydrogène

La transition énergétique dans l’industrie automobile a donné naissance à nombre de nouveaux “players”, dont certains se projettent au-delà de l’électrification classique. C’est le cas de Hopium, start-up fondée en 2019 par le pilote français Olivier Lombard, qui ambitionne de commercialiser à grande échelle des véhicules à hydrogène.

Une ambition incarnée par la Hopium Machina 1 Vision, grande berline luxueuse de 5 mètres aux allures de coupé. Sous ses habits à l’élégance épurée, ce concept cache un moteur électrique de 500 ch, alimenté par hydrogène via une pile à combustible et revendiquant une autonomie de près de 1.000 km.

Sur la base de cette solution technique, déjà adoptée par d’autres constructeurs, Hopium entend produire avant 2025 un modèle de série (évidemment moins spectaculaire que le concept), dans une usine d’une capacité de 20.000 exemplaires. D’ici là, la start-up devra composer avec de nombreux écueils, le principal étant l’absence d’infrastructures de ravitaillement. Cela n’a pas empêché le groupe français Crédit Agricole de lui signer une pré-commande de 10.000 unités, correspondant (une fois confirmée) à un chèque de 1,2 milliard d’euros. Il ne s’agit encore que d’une intention d’achat, mais elle constitue une caution majeure pour crédibiliser le projet du futur constructeur.

Vinfast : nouvelle cuvée vietnamienne

Figurant parmi les exposants du salon parisien en 2018, année de sa création, la jeune marque vietnamienne Vinfast est revenue cette édition avec de grandes ambitions. Partie du conglomérat Vingroup, le constructeur a confirmé sa volonté d’investir le marché européen en annonçant l’ouverture de trois sièges locaux (à Paris, Francfort et Amsterdam) pour lancer la commercialisation imminente d’une gamme 100% électrique.

Dans ce line-up composé de 4 SUV, deux modèles seront les fers de lance pour la conquête du Vieux continent. Il s’agit d’abord du Vinfast VF8, SUV familial de 4,75 mètres de long aux lignes plaisantes, signées par le studio de design italien Pininfarina. Outre son habitabilité généreuse et sa finition soignée, son habitacle se distingue par sa présentation épurée, avec un immense écran tactile de 15,6 pouces regroupant l’ensemble des commandes… comme sur une Tesla. Le VF8 sera disponible en deux versions de motorisation, avec des puissances de 358 ou 408 ch, et des autonomies respectives de 420 et 447 km.

Second du lot, le Vinfast VF7 est un Crossover compact de 4,30 m de long, qui se place ainsi à cheval entre deux segments. Il s’habille d’un style à la fois plus original et plus dynamique, avec un double bandeau lumineux sur la face avant et un hayon aux formes alambiquées. À l’intérieur, on retrouve la présentation minimaliste, avec un écran tactile pour seul accastillage. VinFast n’a pas donné d’informations sur sa fiche technique, mais il faut s’attendre à un moteur de 150 ch, pour une autonomie avoisinant les 300 km.

Enfin, le constructeur vietnamien a profité de son escapade parisienne pour exposer son dernier-né, le Vinfast VF6, un SUV urbain à peine plus compact (4,25 m de long), dont la fiche technique n’a pas été non plus communiquée. Il devrait toutefois briller, comme ses congénères, par un équipement riche et surtout des tarifs annoncés comme très compétitifs, y compris face aux rivaux chinois.

Ora : chinoiseries tendance

Alors que de nombreux constructeurs ont brillé par leur absence au Mondial de l’auto 2022, le groupe chinois Great Wall Motors (GWM) s’y est affiché avec non pas une, mais deux marques : Ora et Wey.

La première joue le rôle de label à la fois premium et “sexy” du groupe, avec des modèles au look décalé. Il en est ainsi de la Ora Funky Cat, une compacte “zéro émission” à la livrée néo-rétro, imitant sans retenue la Volkswagen Coccinelle et ses rondeurs. La présentation intérieure et l’équipement sont en revanche tout ce qu’il y a de plus moderne, tout comme la plateforme technique, partagée avec le futur Mini Aceman, dans le cadre d’un partenariat liant les groupes BMW et GWM. Parmi ses caractéristiques, on citera un électromoteur de 171 ch et deux capacités de batterie, offrant une autonomie variant de 310 à 420 km. Quant aux prix, il devraient débuter en Europe autour de 36.000 euros. Premium, on vous dit !

D’ailleurs, pour le confirmer, Ora exposait à Paris la Next Ora Cat, une berline familiale (4,87 de long) également 100 % électrique. Là, l’inspiration est plutôt du côté de la Porsche Panamera et ses formes ovoïdes, alors que certains détails de l’habitacle, tendu de cuir, rappellent… la Bugatti Chiron. La motorisation n’évolue pas au même niveau, se contentant de 408 ch transmis aux quatre roues, pour une autonomie de 430 km.

 

Wey : Des espressos (à prix) serrés

À côté de la marque Ora et ses modèles exubérants, l’offensive du groupe GWM en Europe prend aussi une voie plus sage via la marque Wey, spécialiste du SUV et portant le nom du fondateur de Great Wall Motors. Au menu de sa présence parisienne : deux SUV aux allures très classiques, mais aux appellations pour le moins étonnantes. Le premier est le Wey Coffee 01, un gros SUV long de 4,87 mètres et habillé de lignes plaisantes mais sans grande originalité, si ce n’est son immense calandre diamantée.

Sa motorisation hybride rechargeable est moins commune : combinant un bloc essence et deux moteurs électriques, elle développe une puissance totale de 476 chevaux et promet une autonomie en tout électrique de 146 km. Et pour enfoncer le clou, Wey annonce un prix d’attaque d’environ 60.000 euros, largement inférieur à celui de ses rivaux européens.

Le second SUV exposé, simplement baptisé Wey Coffee 02, s’avère très proche du premier en termes de style extérieur et de présentation intérieure, au point de ressembler à une simple déclinaison rabotée du Coffee 01. Car sa principale différence se situe au niveau du gabarit avec une longueur de 4,67 mètres, positionnant ce SUV au cœur du segment des SUV compacts. L’offre de motorisations est également distincte. Si le Coffee 02 recourt à son tour à l’hybridation rechargeable, il sera disponible dans deux versions à 2 ou 4 roues motrices, avec des puissances de 362 et 435 chevaux, pour des autonomies en mode électrique respectives de 125 et 145 km. Quant aux prix, ils seront encore plus serrés que ceux du grand frère. Les SUV compacts européens n’ont qu’à bien se tenir !

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