Les énergies renouvelables représenteront 38,2% du mix énergétique à fin 2022
À fin 2022, la capacité installée en énergies renouvelables serait de 4.137 MW, soit une capacité additionnelle de 87 MW par rapport à 2021.
Le rapport sur les établissements et entreprises publics, publié en marge du projet de loi de finances (PLF) 2023 par le ministère de l’Économie et des finances, présente le bilan du programme de développement des énergies renouvelables (EnR).
À fin 2021, la capacité installée en EnR est de 4.050 MW sur une capacité totale de 10.743 MW, soit une part de 37,7% du mix énergétique. Rappelons que l’objectif actuel est d’atteindre 52% en 2030.
Cette capacité d’EnR est ventilée comme suit : 827 MW en projets solaires (20,41% de la capacité en EnR), 1.423 MW en projets éoliens (35,13%), et 1.800 MW en projets hydrauliques avec plus de 25 usines (44,44%).
L’objectif du programme sera atteint en 2025
Pour fin 2022, une capacité additionnelle de 87 MW en éolien est prévue grâce à l’aboutissement de la phase 1 du parc de Taza. En revanche, aucun projet hydraulique ou solaire n’est prévu en 2022, précise le rapport. Ainsi, la capacité installée à fin 2022 serait de 4.137 MW, soit 38,2% du mix énergétique.
L’objectif initial (prévu en 2020) de 42% serait atteint en 2023, celui de 52% en 2025 et celui de 64,3% en 2030, pour une capacité installée totale de 20.254 MW.
Les autres projets prévus au Maroc
Selon le même rapport, les autres projets d’EnR prévus au Maroc sont les suivants :
- la STEP Abdelmoumen (350 MW) ;
- le reste du programme de projets éoliens intégré, dont la 2e phase du parc éolien de Taza (63 MW), Boujdour (200 MW), Tanger II (70 MW), Jbel Lahdid (270 MW) et Tiskrad (100 MW) ;
- le repowering de Koudia Al Baida (320 MW) ;
- Noor Atlas (200 MW), Noor PV II (400 MW) et Noor Midelt (400 MW) ;
- enfin, les projets portés par le privé dans le cadre de la loi 13-09 (696 MW d’éolien et 1.030 MW de solaire).
À découvrir
à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.
Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.
Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.
Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.
Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.
Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.