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A l'ONU, Hilale déconstruit les mythes fondateurs de la diplomatie algérienne au sujet du Sahara marocain

Devant les membres de la 4è Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale a déconstruit les mythes et les mensonges que véhicule l’Algérie, parrain et soutien du groupe séparatiste armé "polisario", au sujet du différend régional autour du Sahara marocain.

A l'ONU, Hilale déconstruit les mythes fondateurs de la diplomatie algérienne au sujet du Sahara marocain
Omar Hilale, ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU.
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Le 15 octobre 2022 à 11h16 | Modifié 17 octobre 2022 à 8h13

Ripostant à son homologue algérien qui parlait avec une nervosité apparente, Omar Hilale a d’emblée relevé que le ton et les termes du discours de l’ambassadeur d’Algérie trahissent avec flagrance le caractère bilatéral de ce différend régional, soulignant que la question du Sahara marocain est une "affaire de géopolitique et de visée hégémonique régionale de son pays et non d’autodétermination".

Notant que le retour du Sahara à la mère Patrie, le Maroc, a définitivement réglé cette question dans le cadre de l’intégrité territoriale du Royaume, et ce conformément à la Charte de l’ONU, aux résolutions du Conseil de sécurité et au droit international, l’ambassadeur marocain a affirmé que les discours et les actes de l’Algérie consacrent la bilatéralité de la question du Sahara.La question du Sahara marocain est une "affaire de géopolitique et de visée hégémonique régionale" pour l'Algérie

Hilale a jugé "surprenant" que l’Algérie "fasse la captation d’un principe de l’ONU et son instrumentalisation pour le seul différend du Sahara marocain", soulignant que comme le Maroc l’a toujours affirmé, le principe de l’auto-détermination lato sensu ne saurait être à géométrie variable.

"L’ambassadeur d’Algérie n’avait-il pas écrit dans une lettre au Conseil de sécurité, le 13 juillet dernier, que +tous les peuples du monde+ ont le droit de se prononcer sur leur avenir?", s’est demandé O. Hilale, notant que l’Algérie pourtant ne fait rien pour que +tous les peuples du monde+, sans exception aucune, puissent en jouir un jour.

"Si le plaidoyer obsessionnel de l’Algérie est innocent, sa défense monomaniaque du principe d’auto-détermination ne doit pas se focaliser exclusivement sur la seule question du Sahara marocain, mais s’intéresser à tous les cas dans le monde", a-t-il déclaré devant la 4è commission de l’AG de l’ONU, ajoutant que l’Algérie "se gausse chaque fois, notamment devant cette Commission, de défendre ce principe onusien de l’auto-détermination".

La posture algérienne décortiquée par Hilale

Le diplomate marocain a fait observer que la posture algérienne suscite plusieurs questions légitimes: "où est l’Algérie et où est son attachement obsessionnel au principe d’auto-détermination quand il s’agit d’autres questions sous examen par la 4è Commission?".

"Ce qui intéresse l’Algérie, bien évidemment, c’est le Maroc et le Maroc seulement. Son unique et ultime agenda n’est autre que le Sahara marocain", a-t-il souligné, s’interrogeant si l’Algérie a le courage de formuler les mêmes requêtes pour les autres questions débattues au sein de cette Commission?.

"Bien sûr que non, l’Algérie n’a jamais pu prononcer un seul mot en leur faveur", a-t-il indiqué, se demandant encore si "la défense de la Charte de l’ONU autorise-t-elle un pays, l’Algérie en l’occurrence, à s’autoproclamer exécuteur de ce principe, notamment en recourant à un groupe séparatiste armé? Bien sûr que non".

"La soi-disant promotion sélective d’un principe onusien donne-t-elle mandat à un pays, en l’occurrence l’Algérie, de créer un groupe armé séparatiste, l’abriter, lui confier une partie de son territoire pour planifier et mener ses attaques armées contre le Maroc? A l’évidence, la réponse est encore non", a poursuivi Hilale.

L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU a également fait remarquer que les actions de l’Algérie contredisent sa revendication du statut d’observateur dans ce différend régional, relevant que l’Algérie "consacre sa diplomatie, exclusivement, à la promotion et la défense d’un groupe armé dont les liens avec le terrorisme sont avérés, mène des campagnes au budget faramineux contre le Maroc dans le seul objectif de crédibiliser l’illusion d’un état fantoche autoproclamé dans le désert de Tindouf et obstrue le processus politique onusien pour le règlement de ce différend".

"Comment l’Algérie peut-elle alors prétendre de manière éhontée ne pas être partie principale?", s’interroge l’ambassadeur, en ajoutant: "L’Algérie n’a-t-elle pas rejeté l’Accord cadre proposé par James Baker en 2001? A quel titre l’a-t-elle fait? L’Algérie n’a-t-elle pas proposé la partition du Sahara marocain en novembre 2001?, ce que le Maroc a vigoureusement rejeté".

Omar Hilale s’est encore demandé: "à quel titre a-t-elle proposé cette partition? L’Algérie ne s’est-elle pas immiscée dans le choix des Envoyés personnels et Représentants spéciaux du Secrétaire général? A quel titre l’a-t-elle fait? L’Algérie n’est-elle pas intervenue, récemment, même dans le processus de nomination du Commandant de la Force de la MINURSO? Raison pour laquelle ce poste est vacant depuis plus de 7 mois. A quel titre s’est-elle opposée à cette nomination?".

Et de poursuivre: "l’Algérie n’a-t-elle pas été le seul pays au monde à rejeter la Résolution 2602 du Conseil de sécurité par communiqué officiel de son ministère des Affaires étrangères? A quel titre l’a-t-elle fait?".

"L’Algérie qui continue de bloquer les efforts de l’Envoyé personnel pour relancer le processus des tables rondes, tel que demandé par la résolution 2602, n’a-t-elle pas rejeté lesdites tables rondes par lettre au Conseil de sécurité bien qu’elle y ait précédemment participé avec deux de ses ministres successifs des Affaires étrangères? A quel titre s’oppose-t-elle à ce processus?", s’est interrogé encore l’ambassadeur marocain.

O. Hilale a, en outre, relevé que la moralité de ce différend régional est que la question du Sahara "n’aurait jamais existé si l’Algérie avait été un voisin pacifique, attaché et fidèle aux valeurs de bon voisinage et respectueux des principes de la Charte des Nations Unies".

Une situation désastreuse dans les camps de Tindouf

"Ce pays frère, que le Royaume a fermement soutenu dans son combat pour la libération, fait fi, depuis cinq décennies, des liens humains, géographiques, historiques, religieux et de communauté de destins entre les deux peuples, en s’acharnant avec tous les moyens à sa disposition, pour contrecarrer le recouvrement par le Maroc de son Sahara", a déploré le diplomate, en lançant à l’adresse de son homologue algérien: "il n’y a jamais eu de +sahara occidental+ même à l’avènement de son occupation par l’Espagne en 1884. Il n’y a et il n’y aura jamais que le Sahara marocain".

"Aux instigateurs du séparatisme et aux mercenaires à leur solde, ainsi qu’à tous leurs rares inconditionnels qui persistent encore, par ignorance, malhonnêteté ou complicité idéologique, à vouloir mettre en doute la Souveraineté du Maroc sur ses provinces sahariennes, je leur rappelle le mantra de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’Assiste: +Le Maroc restera dans son Sahara et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu'à la fin des temps+", a insisté M. Hilale.

Evoquant la situation désastreuse dans les camps de Tindouf, dans le Sud-Ouest de l’Algérie, le diplomate marocain a indiqué que les populations séquestrées dans ces camps "sont maintenues, depuis presque cinq décennies, dans les conditions les plus inhumaines dans le monde", notant que ces populations "subissent les pires violations de leurs droits les plus élémentaires et continuent d’être les seules au monde à ne pas être enregistrées et recensées, et ce en violation du droit international humanitaire et des résolutions du Conseil de sécurité, en raison de l’opposition de l’Algérie à leur recensement".

Il a précisé que le groupe armé séparatiste “polisario” procède à la séparation forcée des enfants de leur famille pour leur embrigadement militaire, comme indiqué dans les différents rapports du Secrétaire général de l'ONU et du Haut commissariat aux droits de l'homme (HCDH). "C’est là un crime de guerre et tous ceux qui en sont responsables devront en rendre compte devant la justice internationale", a conclu l’ambassadeur.

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Le 15 octobre 2022 à 11h16

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