Sahara : le Maroc appelle l’Algérie à reprendre le processus des tables rondes
En réponse à la déclaration, lundi 26 septembre à l’Assemblée générale de l’ONU, du ministre des Affaires étrangères de l’Algérie, Ramtane Lamamra, dans laquelle il a lancé un appel à l’ONU et à l’envoyé personnel du SG pour le Sahara marocain, pour la reprise du processus onusien, la délégation marocaine a appelé l’Algérie à reprendre le processus des tables rondes.
“Le Royaume du Maroc lance, à son tour, un appel à l’Algérie pour reprendre sa place autour des tables rondes, comme elle l’a déjà fait durant les deux précédentes réunions”, a souligné la délégation marocaine dans son droit de réponse.
La délégation marocaine a également relevé que l’Algérie instrumentalise, une nouvelle fois, le podium de l’Assemblée générale de l’ONU afin de véhiculer des contrevérités sur la question du Sahara marocain, soulignant que comme le confirment les faits historiques, politiques et juridiques, la question du Sahara marocain est celle du recouvrement de l’intégrité territoriale du Royaume et non de la décolonisation.
“Le Maroc a récupéré son Sahara, en 1975, par la négociation, de manière pacifique, et en conformité avec les résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l’ONU”, a rappelé la délégation marocaine. Le Royaume a irrévocablement recouvert sa souveraineté sur ses provinces du Sud à travers la signature de l’Accord de Madrid, le 14 novembre 1975, qui a été consigné auprès du Secrétaire général de l’ONU, le 18 novembre 1975, et entériné par l’Assemblée générale dans sa résolution 3458B du 10 décembre 1975, a-t-elle précisé.
La délégation marocaine a fait observer que la question du Sahara marocain est inscrite à l’agenda du Conseil de sécurité sous le chapitre VI de la Charte de l’ONU, sur le règlement pacifique des différends, et ce en tant que différend régional et non en tant qu’une question de décolonisation, réaffirmant haut et fort que “le Sahara a toujours été marocain. Il est marocain et il le restera éternellement”.
“Le Sahara marocain connaît une dynamique de développement sans égal grâce au Nouveau Modèle de développement lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste”, a affirmé la délégation du Maroc dans son droit de réponse, ajoutant que la population du Sahara marocain vit dans la quiétude et la stabilité, en jouissance de ses droits civils, politiques, économiques et socio-culturels.
Paramètres de la solution politique
La délégation a en outre signalé que le Conseil de sécurité, qui “est la seule instance en charge de l’examen de la question du Sahara marocain, a établi, une fois pour toutes, les paramètres de la solution politique devant présider au règlement définitif de ce différend régional sur le Sahara marocain”.
Ces paramètres sont clairement définis dans les 18 résolutions consécutives du Conseil de sécurité depuis 2007, y compris la 2602, adoptée le 29 octobre 2021, a souligné la délégation marocaine. En voici les principaux :
- la prééminence de l’Initiative marocaine d’autonomie, seule et unique solution sérieuse et crédible à ce différend régional, dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc ;
- la solution de ce différend ne peut être que politique, réaliste, pragmatique, durable et de compromis. Ce qui est l’incarnation même de l’Initiative marocaine d’autonomie ;
- Le processus des tables rondes est le seul cadre mis en place par le Conseil de sécurité pour poursuivre le processus politique.
“Les tables rondes sont clairement affirmées et réaffirmées dans toutes les résolutions du Conseil de sécurité, et ce depuis leur établissement en 2018 par l’ancien envoyé personnel, le président Horst Köhler”. Les résolutions du Conseil de sécurité définissent les quatre participants au processus des tables rondes : le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le polisario.
“Ce processus des tables rondes devra se poursuivre avec les mêmes participants et le même format et ce, jusqu’à son aboutissement conformément à la résolution 2602”, a fait remarquer la délégation marocaine, ajoutant que “l’entité fantoche citée dans l’intervention de la délégation algérienne de ce lundi n’est pas reconnue par les Nations unies et ne fait nullement partie de ce processus.
“Le processus des tables rondes est une émanation du Conseil de sécurité, et partant, ne saurait se prêter à des accommodements, ni sur son format ni sur ses participants, en fonction des circonstances et à la guise de certaines parties”, a-t-elle souligné. Le Maroc voudrait rappeler que le processus politique se tient sous les auspices exclusifs du secrétaire général de l’ONU et la facilitation de son Envoyé personnel et ce, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, a-t-elle conclu.
Sahara. Alger refuse officiellement le processus des table-rondes, le processus politique bloqué?
à lire aussi
Article : En sept mois de 5G, IAM avance des résultats très probants
Lancée en novembre 2025, la 5G produit ses premiers effets mesurables chez Maroc Telecom. Les résultats semestriels de l'opérateur font état d'une consommation de data mobile en hausse et de nouveaux usages qui s'installent, chez les particuliers comme dans les entreprises.
Article : L'État devient le premier client du secteur bancaire
En quelques années, l'État et sa sphère élargie sont devenus le premier client des banques marocaines, par les bons du Trésor mais aussi par une série d'autres mécanismes de mieux en mieux rodés. Bank Al-Maghrib reconnaît un effet d'éviction, tout en le jugeant modéré. Mais son calcul repose sur un périmètre étroit.
Article : Tournée du RNI dans le Sud : trois meetings en un jour et une riposte au PAM signée Akhannouch
Aziz Akhannouch a clairement repris la main dans la campagne électorale du RNI en prévision des législatives de septembre. À Tan Tan, Laayoune et Dakhla, il défend la présence du parti dans des régions à fort enjeu politique et pas seulement électoral.
Article : Législatives 2026 : lecture de la première annonce des têtes de liste de l’Istiqlal
À moins de deux mois des élections législatives du 23 septembre, le Parti de l'Istiqlal a dévoilé une première vague de ses têtes de liste locales. Cette sélection, qui couvre une grande partie du territoire, traduit un équilibre entre continuité et renouvellement : le parti reconduit plusieurs figures expérimentées tout en faisant émerger de nouveaux profils.
Article : Rapport Banque Mondiale: des fragilités bien réelles sous les bons chiffres
La croissance a atteint 4,9% en 2025 et le pays est passé en catégorie investissement. Le rapport de la Banque mondiale dresse toutefois un tableau plus nuancé : un marché du travail que la refonte statistique du HCP montre bien plus fragile qu'on ne le pensait et une transformation numérique inachevée.
Article : PAM : 90 têtes de liste et une inconnue nommée Lekjaâ (liste)
Réuni le samedi 25 juillet à Salé, le conseil national du PAM a dévoilé ses têtes de liste dans 90 des 92 circonscriptions locales. Mais c'est une case restée vide qui a focalisé l'attention : celle de Berkane, où se présenterait Fouzi Lekjaâ, entré au bureau politique du parti sans que personne ne sache encore quel rôle il compte y jouer. Derrière ce ralliement et celui de Yanja Khattat, une liste qui confirme les ambitions du parti..