Maroc-Israël : le trafic aérien en croissance régulière
Selon une source fiable, le flux actuel de passagers dans les deux sens, en croissance régulière, montre que le seuil de rentabilité devrait être atteint plus tôt que prévu.
- La RAM envisage de passer à une fréquence quotidienne.
- La hausse du prix du kérosène n’a pas découragé les voyageurs.
- Le tourisme remplit 95% des vols.
Six mois après l’ouverture d’une ligne directe entre le Maroc et Israël, le 13 mars dernier, les taux de remplissage des vols sont rassurants pour les compagnies aériennes marocaine et israéliennes, qui ont investi dans une période post-pandémique. S’il est trop tôt pour se prononcer sur la pérennité des vols Casablanca-Tel Aviv ou Marrakech-Tel Aviv, tout indique que le seuil de rentabilité sera vite atteint selon nos sources.
De nouvelles routes pour les hommes d’affaires israéliens et les touristes d’origine marocaine
Une tendance confirmée par l’un des quatre opérateurs, qui déclare avoir “rarement vu une fréquentation de passagers qui soit aussi importante et croissante pour des routes aériennes créées aussi récemment”.
“Après Royal Air Maroc, qui a choisi de commencer par connecter son hub international de Casablanca à l’aéroport international David-Ben-Gourion de Tel Aviv, les compagnies israéliennes Arkia, El Al et Israir ont lancé, quelques semaines plus tard, des dessertes vers Marrakech pour capter de leur côté une partie de l’énorme potentiel de touristes israéliens d’origine marocaine”, poursuit notre interlocuteur.
À terme, un potentiel de visiteurs chiffré en millions
“Estimée à 800.000 personnes, une partie de la communauté sépharade, dont la majorité n’avait jamais visité le pays de leur enfance ou de leurs ascendants, choisit de plus en plus cette destination. A ce potentiel devrait s’ajouter une part des millions d’Israéliens ashkénazes, très sollicités par les voyagistes pour leur étiquette de globe-trotters, qui vont enfin pouvoir faire du tourisme au Maroc”, indique cet opérateur.
“Ainsi, avec les nouvelles lignes ouvertes, le nombre de 50.000 touristes israéliens qui visitaient le Maroc avant la crise sera très vite dépassé, pour atteindre les 200.000 visiteurs à partir de 2023, puis 500.000 à moyen terme”, avance notre interlocuteur, qui fonde son optimisme sur l’ouverture croissante de fréquences aériennes.
Une forte fréquentation, synonyme de rentabilité à venir
Selon nos informations, Royal Air Maroc, qui est passée de trois à cinq fréquences hebdomadaires pour son vol Casablanca-Tel Aviv, pourrait bientôt augmenter la fréquence à un vol quotidien grâce au trafic actuel composé de 95% de touristes et de 5% d’hommes d’affaires. De leur côté, les compagnies israéliennes ont maintenu leur cadence avec cinq vols hebdomadaires vers Marrakech pour Arkia, quatre dessertes par semaine vers Marrakech pour El Al, et enfin deux pour Israir.
“La hausse du nombre de fréquences hebdomadaires des compagnies marocaine et israéliennes montrent que ces nouvelles routes sont très fréquentées, sans quoi il est évident que les quatre transporteurs préféreraient utiliser leurs avions vers d’autres destinations plus rentables”, précise notre source, qui n’exclut pas une augmentation du nombre de vols entre les deux pays.
La hausse du coût du kérosène n’a pas découragé les passagers
Selon notre interlocuteur, la hausse actuelle du nombre de passagers dans les deux sens, qui ne se dément pas, n’a pas été affectée par l’explosion du prix du kérosène, qui a fait grimper de près de 30% le prix des billets.
Lancée en mars dernier à environ 6.000 dirhams l’aller-retour, la ligne Casablanca-Tel Aviv plafonne actuellement à 8.000 dirhams. Cette hausse s’explique par le fait que la demande est encore très forte et que la haute saison n’est pas encore terminée, indique cet opérateur.
À découvrir
à lire aussi
Article : Désescalade prudente : Téhéran annonce l’ouverture du détroit d’Ormuz sous conditions
Dans un contexte de tensions encore vives au Moyen-Orient, l’Iran a annoncé ce vendredi 17 avril 2026 l’ouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale, dans le cadre de la trêve en cours avec les États-Unis. Une décision qui envoie un signal d’apaisement, sans pour autant dissiper les incertitudes sur la stabilité régionale.
Article : L’Équateur réaffirme son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie et étend sa couverture consulaire au Sahara
L’Équateur s’est félicité de l’adoption de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, réaffirmant qu’une autonomie sous souveraineté marocaine représente la solution la plus faisable pour mettre fin à ce différend régional. L’Équateur a également décidé d'étendre sa couverture consulaire au Sahara marocain.
Article : Dakhla : l’ONMT enclenche une nouvelle phase d’accélération touristique
En déplacement à Dakhla, les équipes de l’Office national marocain du tourisme ont lancé une nouvelle phase de consolidation et d’accélération destinée à accompagner la montée en puissance de la destination sur les marchés nationaux et internationaux.
Article : Aménagement de l’avenue Royale : deux marchés attribués pour un total de 15,1 millions de DH
Dans le cadre de la progression du projet d’aménagement de l’avenue Royale, Casablanca Iskane et Équipements a finalisé l’attribution de deux marchés pour un montant total de 15,1 millions de DH.
Article : Avant-Scène entre au capital de Seven PM à hauteur de 45%
La société "La Nouvelle Société Avant-Scène SA" prend une participation de 45% dans "Seven PM SARLAU", spécialisée dans la production de festivals culturels et musicaux, fondatrice du festival Jazzablanca.
Article : Ozone. Le fisc ouvre le bal des grands créanciers de la société de Aziz El Badraoui
Le tribunal de commerce de Rabat a admis une créance fiscale dans le redressement d’Ozone, groupe de collecte de déchets fondé par l'ancien président du Raja de Casablanca. Le Trésor s’impose ainsi parmi les premiers créanciers fixés dans ce dossier, avant d’autres poids lourds, notamment bancaires.