71 MMDH de plus pour les exportations marocaines à fin juillet 2022
COMMERCE EXTÉRIEUR. Au terme des sept premiers mois de l'année, le déficit de la balance commerciale s'aggrave avec une hausse de 53,5%. En cause, une hausse des importations beaucoup plus importante que celle des exportations, malgré une belle performance des ventes marocaines à l'étranger. Le point.
Selon les derniers chiffres de l'Office des changes, le déficit commercial a augmenté de 64 MMDH à fin juillet 2022. Le taux de couverture, quant à lui, perd 2,1 points passant à 57,3% contre 59,4%.
La bonne performance des exportations marocaines n'a pas suffi à compenser la hausse des importations qui ont enregistré une croissance beaucoup plus importante :
- Les importations atteignent 429,5 MMDH contre 294,45 MMDH à fin juillet 2021, soit une hausse de 45,9% ou +135 MMDH.
- Les exportations s’accroissent de 40,7% ou +71 MMDH, se situant à 246 MMDH à fin juillet 2022 contre 175 MMDH une année auparavant.
Phosphates, automobile et agriculture représentent 72,5% des recettes à l'export
"Cet accroissement concerne la totalité des secteurs ; à leur tête, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile, celui de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir", précise l'Office de changes.
Les hausses sont à deux chiffres dans tous les secteurs :
>> Les ventes des phosphates et dérivés : hausse de 81,1% pour atteindre 68,8 MMDH à fin juillet 2022 contre 38 MMDH à fin juillet 2021. Cette évolution fait suite, principalement, à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+22,8 MMDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (8.823DH/T à fin juillet 2022 contre seulement 3.897 DH/T à fin juillet 2021). En revanche, les quantités exportées baissent de 14,3%.
>> Les ventes du secteur automobile : accroissement de 31,6% à 59,6 MMDH au titre des sept premiers mois de l’année 2022 contre 45,34 MMDH une année auparavant. Ces exportations atteignent leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Cette hausse concerne les ventes du segment de la construction (+56,7%) et celles du segment du câblage (+14,6). En revanche, les exportations du segment de l’intérieur véhicules et sièges baissent de 2,2%.
>> Les exportations du secteur agriculture et agroalimentaire : hausse de 23,3% pour s’établir à 50 MMDH à fin juillet 2022 contre 40,5 MMDH au titre de la même période de l’année précédente. Cette évolution s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+27,8%) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+18,5%).
>> Les exportations du textile et cuir : hausse de 28,8% au titre des sept premiers mois de l’année 2022. Cette évolution est attribuable à la hausse des ventes des principaux segments de ce secteur, en l’occurrence des vêtements confectionnés (+31,2%), des articles de bonneterie (+23,6% ) et des chaussures (+28,1%).
La valeur des importations tirée par la facture énergétique
La facture énergétique a plus que doublé, s’élevant à 88,1 MMDH à fin juillet 2022. Cette évolution fait suite à la hausse des achats des principaux produits énergétiques, notamment ceux du gas-oil et fuel-oil (+23,7 MMDH), due à l’élévation des prix qui ont plus que doublé (9.990DH/T contre 4.826DH/T). En parallèle, les quantités importées augmentent de 9,4%.
De leur part, les importations des demi-produits augmentent de 55,6%, suite à la forte croissance des achats de l’ammoniac dont la valeur est passée à 12,22 MMDH contre seulement 3,5 MMDH auparavant.
S’agissant des importations des produits alimentaires, celles-ci affichent une hausse de 52,8% ou +18,8 MMDH. Cette évolution est tributaire essentiellement de l’accroissement des achats du blé de 99%, dû à l’effet prix en augmentation de 55,3%. En parallèle, les quantités importées affichent une hausse de 28,1%.
Les importations de l’orge connaissent également une augmentation importante de +2,77 MMDH.
De leur côté, les importations des produits bruts s’accroissent de 80,3%. Cette augmentation fait suite à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont presque triplé (+8,8 MMDH).
À découvrir
à lire aussi
Article : Commission d'enquête sur le soutien à l'élevage : une réunion de concertation est prévue le mardi 30 juin
À la demande de trois composantes de la majorité gouvernementale, une réunion de concertation se tiendra ce mardi 30 juin.
Article : Bourse de Casablanca : Attijariwafa bank reprend son rang de première capitalisation devant Managem
Ce lundi 29 juin, vers 12h30, Attijariwafa bank est redevenue la première capitalisation de la Bourse de Casablanca, reprenant la place occupée ces dernières semaines par Managem. La banque affiche désormais une valorisation de 146,75 milliards de dirhams, contre 138,26 milliards pour le groupe minier, soit un écart de près de 8,5 milliards de dirhams entre les deux valeurs.
Article : Mondial 2026 : avant Maroc-Pays-Bas, le vieux dilemme des binationaux raconté par “Superleeuwen”
À quelques heures du duel de Monterrey, une série néerlandaise sortie après l’épopée de 2022 éclaire le ressort intime qui a poussé plusieurs joueurs formés aux Pays-Bas à porter le maillot marocain. Entre reconnaissance, héritage familial et regard porté sur les enfants de l’immigration, le choix des Lions de l’Atlas dépasse largement le cadre sportif.
Article : Croissance à 4,6% au T1 2026 : le rebond agricole compense le ralentissement du non-agricole
La croissance économique s’est établie à 4,6% au T1 2026, contre 5% une année auparavant. Le niveau reste solide, mais les moteurs de cette croissance sont moins forts. L’agriculture soutient fortement l’activité, alors que le secteur non agricole ralentit, l’investissement perd de l’élan et les importations continuent de peser sur la croissance.
Article : La BEI vise plus de 700 millions d’euros d’investissements au Maroc en 2026
Présente au Maroc depuis 1979, l’institution européenne dit avoir triplé ses financements dans le Royaume en cinq ans, avec des projets allant de Tanger Med au solaire de Ouarzazate, en passant par l’éducation, les réseaux et le câble Medusa.
Article : OCP transforme le choc des engrais en avantage stratégique (Oxford Analytica)
Dans une analyse consultée par Médias24, Oxford Analytica estime qu'OCP pourrait renforcer durablement sa position sur le marché mondial des engrais grâce à sa stratégie d'intégration industrielle, au développement de l'ammoniac vert, à la montée en puissance du TSP et à ses nouveaux investissements. Détails.