Politique : une initiative pour resserrer les rangs entre USFP, PPS, PJD et MP
Les chefs de groupes parlementaires des partis de l’opposition ont effectué une tournée le jeudi 12 et le vendredi 13 mai, pour aller à la rencontre de leurs chefs de parti. Objectif : coordonner leur action politique pour construire une opposition homogène face à la troïka gouvernementale.
Ces rencontres entre les chefs de groupes parlementaires de l’opposition et les leaders de leurs partis ont démarré le jeudi 12 mai.
Mostapha Chahid de l’USFP, Driss Sentissi du MP, Rachid Hammoumi du PPS, Abdellah Bouanou du PJD ont donc rencontré hier Driss Lachgar (USFP), Nabil Benabdellah (PPS) et Abdelilah Benkirane (PJD). Ce vendredi matin, ils sont partis à la rencontre de Mohand Laenser du MP.
Abdellah Bouanou, l'un des députés à l'origine de cette initiative, nous explique que celle-ci peut être considérée comme « un grand pas » pour serrer les rangs de l’opposition. D'autant que celle-ci est relativement éclatée, chaque parti ayant son propre référentiel, sa propre idéologie, sans parler des différends personnels entre certains chefs de parti.
« Nous travaillons ensemble, depuis le début de cette mandature, sur des sujets comme la loi de finances, la convocation des ministres, la préparation des questions orales et écrites... Mais nous voulons aller encore plus loin », nous confie le chef de groupe parlementaire du PJD.
Construire des positions politiques communes
Et d’ajouter : « La coordination entre nos équipes existe et fonctionne bien dans le travail parlementaire. Mais pour avoir des positions politiques communes, il fallait rencontrer les chefs de nos partis respectifs pour les écouter, avoir la vision de chaque leader sur ce que peut faire l’opposition, les priorités du moment. Car fixer des positions politiques ne peut se faire sans les leaders des partis. »
Ces rencontres visaient globalement trois objectifs, comme nous l'apprend Abdellah Bouanou :
- présenter aux chefs des partis de l’opposition le travail effectué jusque-là par les groupes parlementaires de l’opposition ;
- recueillir la vision de chacun sur les priorités du moment, le rôle qu’il attend de l’opposition, « car il y a des fois des positions politiques à marquer et que nous ne pouvons prendre sans le parasol des chefs de parti » ;
- se mettre d’accord sur un programme de travail pour commencer à organiser, dès les prochaines semaines, des journées d’étude entre partis de l’opposition.
La réconciliation de Benkirane, Benabdellah, Lachgar, une affaire de personnes
Mais comment concilier Abdelilah Benkirane et Nabil Benabdellah avec Driss Lachgar ? Les deux leaders politiques ont fait montre, à plusieurs reprises, de leur inimitié vis-à-vis du premier secrétaire de l’USFP, qui le leur rend bien.
« Notre objectif n’est pas de réconcilier les chefs de parti, mais de construire des positions communes. Cela va au-delà des personnes. Maintenant, ces différends, je pense que c’est à eux de les résoudre entre eux », nous confie Abdellah Bouanou.
La rencontre du chef de l’équipe PJD avec Driss Lachgar s’est d’ailleurs bien passée, selon ses dires. « Il a apprécié l’initiative et a insisté sur la nécessité d’avoir une opposition unie pour faire face au Taghawoul [hégémonie] de la majorité et a, également, salué le travail de coordination entre nos différents groupes au sein du Parlement. »
Contacté par Médias 24, le premier secrétaire de l'USFP n'a pas voulu faire de commentaire sur cette initiative, nous expliquant que le temps n'était pas encore venu d'en parler. "Il faut demander aux gens qui ont mené cette initiative. Quant à moi, je vais évaluer tout cela quand je verrai sur quoi débouchera cette initiative concrètement."
Les chefs des groupes parlementaires de l’opposition devaient publier un communiqué commun vendredi après-midi pour faire part à l’opinion de cette initiative et de ses résultats.
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