Albares : la crise avec le Maroc est terminée
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union Européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a souligné, vendredi 18 mars dans une conférence de presse tenue en fin de soirée, que « la stabilité et la prospérité de l’Espagne et du Maroc sont intimement liées ».
«Aujourd'hui, nous entamons une nouvelle phase des relations avec le Maroc et clôturons définitivement une crise avec un partenaire stratégique », a relevé le chef de la diplomatie espagnole lors d’une conférence de presse à Barcelone, selon le compte rendu de l'agence MAP.
Cette nouvelle étape sera basée sur le « respect mutuel, le respect des accords, l'absence d'actions unilatérales, la transparence et la communication permanente », a-t-il insisté, reprenant les mots utilisés dans le communiqué officiel de la présidence du gouvernement espagnol.
« La stabilité et la prospérité de nos pays sont intimement liées. L'Espagne et le Maroc sont liés par l'histoire et la géographie. Les deux pays sont liés par plus de 16 milliards d'euros d’échanges commerciaux, le Maroc est le troisième partenaire économique de l'Espagne en dehors de l'UE », a fait observer M. Albares, précisant que ces échanges ont continué à se développer malgré la pandémie liée au Covid-19.
« Les exportations espagnoles vers le Maroc ont augmenté de 29% en 2020/2021, 17.000 entreprises espagnoles ont des relations commerciales avec le Maroc et 700 sont établies dans le pays voisin, plus de 800.000 Marocains vivent en Espagne parfaitement intégrés et contribuent à la création de notre prospérité », a-t-il martelé.
« Cette nouvelle étape sera développée (...) sur une feuille de route claire et ambitieuse pour garantir la stabilité et la souveraineté, l'intégrité territoriale et la prospérité de nos pays », a affirmé le ministre espagnol, assurant que Madrid et Rabat « aborderons cette nouvelle étape avec détermination de relever ensemble tous les défis communs ».
Parmi ces défis communs, Albares a cité le renforcement de la coopération dans la "gestion des flux migratoires dans la Méditerranée et l'Atlantique". Avant le 2 avril, donc avant le mois de ramadan, le ministre espagnol des Affaires étrangères doit visiter Rabat pour "préparer le voyage de Sanchez " dans le royaume. La visite de Sanchez devrait préparer la feuille de route de cette nouvelle étape des relations bilatérales.
Albares a également annoncé qu'au long de l'après-midi du vendredi, il a eu des conversations avec Yolanda Diaz, deuxième vice-président du gouvernement et ministre du Travail et figure de la gauche espagnole; avec le président des iles Canaries et avec les présidents des "villes autonomes" Sebta et Melillia. Le ministre des Affaires étrangères comparaitra également, à a demande, devant la commission parlementaire des Affaires étrangères sur le même sujet.
Selon Europa Press, "Albares a nié que le changement de position génère une division avec Podemos au-delà des nuances entre les différents membres qu'il a considérées comme normales dans un gouvernement de coalition. Il y a une unité totale au sein du gouvernement dans laquelle les intérêts des Espagnols doivent être défendus dans des temps aussi convulsifs que ceux-ci, a-t-il affirmé selon la même source.
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