Aéroport Mohammed V : reportage sur la fluidité du protocole sanitaire à l'arrivée
Au lendemain de la réouverture des frontières, Médias24 s’est rendu ce mardi 8 février à l’aéroport Mohammed V de Casablanca pour s’enquérir des conditions d’accès au territoire marocain. Malgré quelques dysfonctionnements constatés au premier jour, la fluidité semble au rendez-vous.
Les conditions exigées par les autorités marocaines à l'entrée du territoire ont créé chez les voyageurs une certaine appréhension quant à une éventuelle lenteur dans le processus d’accès au territoire marocain. Une équipe de Médias24 s’est rendue ce mardi 8 février 2022 dans le premier aéroport du Royaume pour constater de visu et interroger les acteurs et les voyageurs.
400 vols internationaux au Maroc en 48 heures
En près de 48 heures, quelque 400 vols internationaux au départ et à l’arrivée des aéroports marocains ont été recensés par les services de l’Office national des aéroports (ONDA), soit 198 (102 départs et 96 arrivés) pour la journée du lundi 7 février, et 209 (104 départs et 105 arrivées) pour ce mardi.
Ces vols internationaux en provenance et à destination de l’Europe (Paris, Madrid, Rome, Bruxelles…), de l’Afrique (Bamako, Kinshasha, Lagos, Dakar …), du Moyen-Orient (Qatar, Émirats arabes unis …), et enfin de l’Amérique du Nord (États-Unis, Canada) ont presque tous fait le plein, générant certaines critiques.
Premier constat devant l’entrée du terminal 1, de nombreux voyageurs en partance ont dû présenter leur pass vaccinal avant d’accéder aux comptoirs d’enregistrement et aux filtres de police pour pouvoir embarquer.
Ainsi, sans billet d’avion et en l’absence de preuve de vaccination à jour, personne n’a été autorisé à pénétrer dans l’enceinte de l’aéroport dont les accès étaient soigneusement contrôlés, et certains fermés.
La présentation à l’arrivée d’un test PCR négatif
Accompagnés d’un cadre de l’ONDA, nous nous sommes ensuite rendus à l'arrivée d’un avion en provenance de Barcelone pour observer la tenue du premier contrôle sanitaire de ses passagers qui devaient présenter à des agents de l’aéroport leur pass vaccinal et le résultat négatif d'un test PSCR de moins de 48 heures.
Une simple formalité visuelle qui a nécessité à peine quelques secondes pour chaque passager, d’autant plus que ces derniers avaient déjà subi le même contrôle en embarquant à l’aéroport de Barcelone. Des lecteurs de code auraient toutefois permis de gagner du temps.
Concernant les plaintes de voyageurs qui ont déclaré ne pas avoir eu à présenter à l’arrivée de pass ou de test PCR négatif, un agent nous a expliqué que tous les passagers n’avaient pas été contrôlés, notamment lors de l’arrivée de gros porteurs, parce qu’ils avaient déjà été soumis à cette formalité au départ.
60 infirmières déléguées pour effectuer les tests antigéniques
Après avoir dépassé le filtre de police en charge du contrôle des passeports, les passagers ont récupéré leurs bagages avant de passer un dernier filtre de douaniers et, enfin, se diriger vers deux chapiteaux dressés à la sortie de l’aéroport pour se soumettre à un test antigénique effectué par une soixantaine d’infirmières.
Là encore, il leur a fallu patienter quelques minutes avant d’obtenir le résultat - négatif - leur permettant de rejoindre leur famille ou leur hôtel. En effet, nous n’avons relevé aucun cas de personne testée positive et requérant l’avis d’un médecin pour un auto-confinement, voire une hospitalisation pour les cas graves.
La seule fausse note de ce ballet savamment orchestré par les agents du ministère de la Santé est venue d’une passagère qui a refusé de se soumettre à un test antigénique, sous prétexte qu'il s'agissait d’un test douloureux.
Malgré ses vociférations, le personnel médical a réussi à gérer la situation dans le calme ; et après de longues négociations où elle a compris qu’elle ne serait pas autorisée à rentrer au Maroc, la personne a finalement cédé en se soumettant au test.
Quasi-absence de cas positifs détectés à l’arrivée
Sur le nombre de cas positifs découverts à l’aéroport depuis l’ouverture des frontières, le médecin-chef en charge du protocole sanitaire, Mohamed Moussif, nous a affirmé ne pas connaître le chiffre exact qui devait, selon lui, représenter moins de 0,001% de l’ensemble des 9.000 arrivées du lundi 7 février depuis l’étranger.
Sachant qu’il faut plus de 24 heures pour obtenir les résultats des rares tests PCR aléatoires qui ont été pratiqués depuis lundi, notre interlocuteur n'était pas encore en mesure de révéler le taux de positivité.
Au final, malgré les retards enregistrés lors de la première journée d’ouverture des frontières et ceux à prévoir lors des périodes de rush, notre équipe a été agréablement surprise par la fluidité du parcours d’arrivée qui, selon nos calculs, n’a pas dépassé 45 minutes entre le débarquement et la sortie.
Ci-après, les images de l’entrée des passagers à l’aéroport, l’arrivée de voyageurs en provenance de Barcelone, les chapiteaux réservés aux tests antigéniques et un entretien avec le médecin-chef de l’aéroport.
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