Le ministère de l'Agriculture communique sur les prix et l'approvisionnement du marché national
Le ministère de l'Agriculture tente de rassurer sur la situation de l'approvisionnement des marchés dans les différentes régions du Maroc, en particulier sur les prix qui connaissent des fluctuations.
Dans un communiqué publié ce mardi 2 novembre, le département de l'Agriculture affirme œuvrer, à travers ses services, au suivi de l’approvisionnement du marché en produits agricoles et denrées alimentaires, et à la situation des prix.
Concernant l'approvisionnement, les marchés nationaux connaissent, dans toutes les régions du Royaume, une "disponibilité suffisante en produits alimentaires, permettant de répondre aux besoins de consommation", indique la même source.
Les prix varient selon la provenance
En ce qui concerne les prix sur le marché national, le ministère tente tant bien que mal de rassurer en faisant la distinction entre la production nationale et les produits importés.
Il explique ainsi que les prix des produits alimentaires varient selon leur provenance. Les produits alimentaires, issus de la production nationale, connaissent des niveaux de prix stables ou en baisse par rapport à la même période en 2020.
Concernant les produits alimentaires importés ou dont la production dépend de matières premières importées, certains connaissent des fluctuations de prix.
Le ministère rappelle également qu'au niveau national, la campagne agricole 2020-2021 a connu un parcours exceptionnel, qui s'est traduit par une bonne production céréalière et de bonnes performances pour la plupart des filières de production.
Au niveau international, poursuit la même source, les prix des matières premières et des produits agricoles ont connu une augmentation en raison de plusieurs facteurs. Il s'agit de l'effet de la pandémie de Covid-19 ; de mauvaises conditions climatiques dans plusieurs régions du monde ; du lancement simultané de plans de relance économique, qui ont accéléré la demande mondiale sur les matières premières ; de la hausse des prix de l'énergie, ainsi que de fortes hausses des prix du fret et du transport des marchandises au niveau mondial.
Le point, produit par produit
Le ministère fait le point, produit par produit, estimant que les prix connaissent globalement une "stabilité" :
- Pour les céréales, les prix sont stables à leurs niveaux normaux, avec une nette baisse des prix de l'orge et du blé tendre et ce, malgré la hausse des prix au niveau international.
- Les haricots, pois chiches et fèves affichent des prix stables.
- Les lentilles connaissent quelques fluctuations dues aux prix élevés sur le marché mondial.
- Les prix de gros des fruits et légumes restent bas par rapport aux niveaux de la campagne précédente : tomates -33%, agrumes de petit calibre -20%, oignons séchés -4%, pommes de terre -22%. Les légumes devraient se stabiliser à leurs niveaux, avec l’entrée en production des primeurs, après la phase transitoire de production des cultures d'été à la saison des primeurs.
- Les viandes rouges. Il a été constaté que les prix sont revenus à un niveau normal, grâce à la bonne campagne agricole précédente et aux prix bas des fourrages durant l'année 2021, en comparaison avec l'année 2020. Les prix enregistrent une moyenne de 60 dirhams le kilogramme dans les abattoirs, et une moyenne de 65 à 70 dirhams au niveau du consommateur.
- Les prix du poulet et des œufs ont connu une augmentation sur les marchés nationaux, en raison des répercussions de la crise du Covid-19 sur le secteur avicole, pour cause de fermeture et des mesures sanitaires qui ont entraîné une baisse de la demande en poulet auprès des restaurants et des professionnels de l'événementiel. Cette situation a conduit certaines unités à réduire leur production, ce qui a affecté l'approvisionnement du marché. Avec le retour de la filière à son activité, les prix tendent à baisser progressivement et à se stabiliser à leurs niveaux normaux.
- Les prix du sucre resteront à leurs niveaux habituels malgré la hausse des prix sur le marché international, grâce au développement des cultures sucrières qui couvrent 50% des besoins nationaux, et à l'existence d'une organisation professionnelle forte en plus de la subvention.
(Avec MAP)
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