Vaccination, pass sanitaire... Le ministère de la Santé répond aux questions des citoyens
Amina Barkat, membre du Comité scientifique national de vaccination anti-Covid, a mis en avant l’importance de la vaccination contre le coronavirus comme seule solution pour lutter contre ce virus. Elle a également répondu a plusieurs questions de citoyens.
S’exprimant lors d’une rencontre interactive, diffusée vendredi 29 octobre sur la page Facebook officielle du ministère de la Santé, le Pr Amina Barkat a rappelé que l’adoption du pass vaccinal vise à lutter contre la pandémie et à assurer un retour à la vie normale.
Elle a expliqué que "les seuls effets secondaires observés après la vaccination ne dépassent pas quelques signes considérés comme ordinaires, notamment de la fièvre et des rougeurs".
Elle a relevé que le pourcentage de personnes vaccinées a atteint 77%, mettant l’accent sur la nécessité d’atteindre l’immunité collective à travers une vaccination globale et complète.
Voici quelques-unes des questions adressées à le Pr Amina Barkat et les réponses qu'elle a apportées.
Compte tenu du fait que la vaccination a atteint un tel taux, qu'est-ce qui a poussé les autorités à rendre obligatoire le pass sanitaire ?
"Nous avons besoin de vacciner les 5 ou 6 millions de personnes qui ne le sont pas encore pour atteindre l'immunité collective", a répondu le Pr Amina Barkat. Elle a souligné l'importance du vaccin dans la protection de la santé des citoyens, rappelant que les non-vaccinés ont 11% de risques en plus de décéder de la Covid-19 et 10% de risques en plus d'avoir besoin d'une réanimation en cas de contamination.
Y a-t-il des risques ou des cas d'expiration des vaccins ?
L'Etat a un programme de vaccination. Il ne peut acheter des vaccins sans maîtriser les dates d'expiration des vaccins ou d'autre variables. Tout est maîtrisé avant la réception des vaccins.
Que faut-il faire si on a été contaminé et qu'on ne peut toujours pas se faire vacciner ?
Le concerné doit se rendre dans un hôpital pour récupérer un justificatif expliquant sa situation. La personne doit attendre 4 semaines après la disparition de tous les symptômes.
Idem pour les personnes allergiques à un stade aigu ou ayant des maladies respiratoires et qui ne peuvent pas se faire vacciner : elles sont invitées à se diriger vers l'hôpital le plus proche pour récupérer un justificatif qui leur permettra de se déplacer sans vaccination.
Pourquoi vacciner les enfants ?
S’agissant de la vaccination des enfants, Amina Barkat a indiqué que leur ciblage est intervenu après plusieurs contaminations au sein de cette catégorie de personnes lors de la deuxième vague, en particulier après l’apparition du variant Delta.
D'autres pays ont commencé à administrer une quatrième dose. Est-ce prévu au Maroc ?
Il n'y a pas de données scientifiques disponibles actuellement concernant l'administration de la quatrième dose. Le Maroc ne se prépare donc pas à administrer une quatrième dose et s'arrête à la troisième.
"Non, l'Organisation mondiale de la santé n'a jamais interdit l'administration de la troisième dose", a ajouté Amina Barakat en réponse à une autre question.
Peut-on se faire injecter des doses de vaccins différents ?
Scientifiquement, rien n'empêche de se faire injecter deux doses émanant de deux vaccins différents. Les données disponibles actuellement préconisent plutôt une troisième dose à partir d'un vaccin différent de celui qui a servi aux deux premières doses.
Quand peut-on recevoir le vaccin contre la grippe après le vaccin anti-Covid ?
Un mois après la troisième dose anti-Covid, il est possible de se faire vacciner contre la grippe.
à lire aussi
Article : Le Honduras décide de suspendre sa reconnaissance de la “rasd”
Le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la pseudo “rasd”, une décision officielle notifiée à Rabat et aux Nations Unies.
Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.
Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.
Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.
Article : Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer
Le Mégarama de Casablanca ne fait l’objet d’aucun projet de destruction, a indiqué à Médias24 une source autorisée au sein de l’établissement, réagissant à des informations relayées en ligne sur une possible démolition de plusieurs installations du littoral.
Article : SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.