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Usage légal du cannabis. Des entreprises prêtes, dans l'attente d'une réglementation complète

Nouvellement créée, la société CBD RIF Morocco fait partie des premières entreprises, à intégrer le secteur légal du cannabis à usage cosmétique, médical et industriel. Un secteur dont la réglementation reste à compléter, via des décrets d'application et par l'opérationnalisation de l'Agence nationale de régulation.

CBD RIF MOROCCO

Usage légal du cannabis. Des entreprises prêtes, dans l'attente d'une réglementation complète

Le 1 novembre 2021 à 20h27

Modifié 2 novembre 2021 à 7h57

Nouvellement créée, la société CBD RIF Morocco fait partie des premières entreprises, à intégrer le secteur légal du cannabis à usage cosmétique, médical et industriel. Un secteur dont la réglementation reste à compléter, via des décrets d'application et par l'opérationnalisation de l'Agence nationale de régulation.

Présenté comme “prometteur avec une forte croissance” par le ministère de l’Intérieur, le marché légal du cannabis attire, déjà, des entrepreneurs marocains.

C’est le cas de Omar Rhamirich, partenaire associé de la société "CBD RIF Morocco", créée en 2021 suite à l’adoption de la loi 13-21 relative aux usages licites du cannabis.

Contacté par Médias24, M. Rhamirich nous parle de sa société, de ses ambitions et des difficultés que rencontre une entreprise naissante, opérant dans un secteur nouveau.

Les entreprises dans l'attente

Publiée au bulletin officiel du 22 juillet 2021, cette loi porte création de l’Agence nationale de régulation du cannabis, chargée de délivrer les autorisations de culture, production, transport, commercialisation, import et export du cannabis.

Néanmoins, cette agence n’est pas encore opérationnelle. Les nouvelles entreprises du secteur légal du cannabis à usage médical, cosmétique et industriel restent dans l’attentisme.

C’est le cas de la société CBD RIF Morocco qui, selon M. Rhamirich est “dans l’attente des démarches nécessaires pour obtenir les autorisations, auprès de l’agence nationale de régulation, afin de commercialiser des produits à base de molécule de CBD”.

Le CBD, comme le rappelle M. Rahmirich est “l’abréviation du terme cannabidiol, un composant vertueux du chanvre. Cette molécule fait partie des nombreux cannabinoïdes présents, dans le chanvre et n’a aucun effet psychotrope sur le consommateur”.

La réglementation n’étant pas complète et en l’absence d’orientations, la société CBD RIF dit avoir rencontré “certaines difficultés liées au peu d’informations disponibles, sur les conditions nécessaires à l'obtention des licences pour commercialiser les produits avec la molécule du CBD”.

“Le Maroc a été très réactif et a accéléré le processus de légalisation. Nous espérons que la même vitesse et la même transparence seront maintenues, dans le cadre de l'application de la loi. C’est le prérequis pour garder des investisseurs motivés”, souligne M. Rhamirich.

En attendant un complément d’information, la société propose une première gamme de produits cosmétiques sans CBD (argan-menthe-verveine, argan-cannelle, huile de pépin de figue de barbarie). Des produits naturels et made in Morocco.

D'abord familiariser au CBD, puis exporter la marque 

Dans un premier temps, la société vise à “commercialiser des produits cosmétiques à base d’huile de CBD”. L’objectif étant de “familiariser et sensibiliser les consommateurs aux bienfaits de cette substance thérapeutique”.

“Notre objectif est de répondre à une demande croissante d’alternatives aux usages thérapeutiques conventionnels, par des principes actifs naturels”, indique M. Rhamirich.

“Ces dernières années, l’usage du CBD à des fins médicales et de bien-être s’est généralisé dans le monde. En examinant les données disponibles au niveau international, en particulier, dans les pays ayant adopté des lois similaires, nous avons rapidement estimé l’opportunité naissante et grandissante que représente ce produit”, poursuit-il.

Selon M. Rhamirich, “la croissance annuelle de l’industrie du CBD est évaluée entre 10 et 15%. C’est pourquoi les entreprises telles que CBD RIF Morocco auront besoin de soutien de la part des organismes concernés pour sécuriser et participer à l’évolution de ce secteur”.

“Notre volonté est de répondre aux besoins du quotidien des consommateurs, grâce aux propriétés bénéfiques et reconnus de la molécule cannabidiol et ainsi démocratiser son usage”, indique-t-il.

Dans un second temps, la société CBD RIF Morocco, compte élargir son champ d’activités au-delà de la production et de la commercialisation d’huiles de CBD. Comme le précise M. Rhamirich, “le CBD a l’avantage de pouvoir être utilisé de multiples façons. Sous ses formes cosmétique, thérapeutique ou encore alimentaire, le CBD trouvera toujours sa place, grâce à ses effets positifs sur le bien-être”.

La société vise, in fine, à atteindre un niveau de maturité suffisant pour exporter la marque marocaine aux marchés étrangers. “Ceci en espérant que les autorités nous aideront à saisir cette opportunité”, souligne M. Rhamirich.

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