img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Gestion du transport urbain à Marrakech : le cahier des charges sera révisé et un nouveau marché lancé

Le transport public est l'une des préoccupations majeures du nouveau bureau du conseil communal de Marrakech. Une première réunion à ce sujet a été tenue en fin de semaine dernière. Voici ses principales conclusions.

Gestion du transport urbain à Marrakech : le cahier des charges sera révisé et un nouveau marché lancé
Par
Le 21 octobre 2021 à 12h23 | Modifié 21 octobre 2021 à 14h09

Le transport public était au centre d’une réunion, tenue vendredi 15 octobre dernier, par le bureau du conseil communal de Marrakech, présidé par la nouvelle maire Fatima Ezzahra El Mansouri.

L’objectif de cette rencontre, l'une des premières du nouveau bureau, était d’étudier les solutions à même de répondre aux attentes des Marrakchis.


Joint par Médias24, le premier vice-président du conseil nous fait savoir que "durant cette réunion, nous avons réalisé un diagnostic de la situation actuelle des déplacements à Marrakech".

"La vision de Mme El Mansouri est d’améliorer la circulation dans la ville ocre, notamment en augmentant le nombre de bus, et que la qualité de ceux-ci réponde aux normes internationales, sur les plans de la sécurité et du confort, afin de faciliter le déplacement du citoyen marrakchi".

Bientôt un nouveau marché, avec un nouveau cahier des charges

Concernant la gestion du service de transport urbain, qui fait polémique depuis le début de l’année en cours, notre interlocuteur nous confie que ce point n’a pas été discuté lors de cette réunion. Toutefois, des ajustements seront apportés au cahier des charges, lorsque le contrat de l'actuel gestionnaire touchera à sa fin.

"Le transport urbain est actuellement géré par la société Alsa, jusqu’en juin 2022", souligne le premier vice-président du Conseil. Son contrat, qui a pris fin en juin 2021, "a été prolongé par l’ancien bureau" pour une année supplémentaire.

"Lorsque celui-ci sera sur le point de prendre fin, un nouvel appel d’offres international pour la gestion déléguée du transport sur le grand Marrakech sera lancé par le Groupement des collectivités territoriales Marrakech Transport, suite à l'adoption d'un nouveau cahier des charges."

"Les visions des deux bureaux communaux sont différentes (ancien et nouveau bureau, NDLR). L'objectif du nouveau bureau est de choisir la société qui répondra au mieux aux exigences du Groupement, et aux besoins des citoyens."

Concernant le volet préférence nationale, "je ne peux me prononcer sur ce point pour l'instant", ajoute notre source.

Une nouvelle qui pourrait soulager les transporteurs marocains qui dénonçaient, début juillet, la reconduction du contrat de gestion de ce service avec Alsa, en dépit des termes de l’articles 13 de la loi 54-05.

Le transport public, au cœur de la première session ordinaire du conseil

Celle-ci stipule que "tout contrat de gestion déléguée doit être limité dans sa durée (…). La durée ne peut être prorogée que lorsque le délégataire est contraint, pour la bonne exécution du service public ou l'extension de son champ géographique et à la demande du délégant, de réaliser des travaux non prévus au contrat initial, de nature à modifier l'économie générale de la gestion déléguée et qui ne pourraient pas être amortis pendant la durée du contrat restant à courir que par une augmentation de prix manifestement excessive. La durée de prorogation doit être strictement limitée aux délais nécessaires au rétablissement des conditions de continuité de service ou de l'équilibre financier du contrat. Cette prorogation ne peut intervenir qu'une seule fois et doit être justifiée dans un rapport établi par le délégant, et faire l'objet d'un avenant au contrat de gestion déléguée. La prorogation des contrats de gestion déléguée passés par les collectivités locales ou leurs groupements ne peut intervenir que sur délibération spéciale de l'organe compétent".

Or, le contrat d’Alsa à Marrakech a été prolongé à trois reprises. Son contrat initial avec l’autorité délégante a été signé en 1999 pour une durée de 15 ans, renouvelable une fois pour une durée de 5 ans. Il a effectivement été reconduit en 2014 pour une durée de 5 ans, avec comme nouvelle échéance, juin 2019.

Un marché a été lancé en décembre 2018 avant d’être annulé en mai 2019, pour proroger le contrat initial d’une année de gré à gré avec le délégataire en place jusqu'au 30 juin 2020.

A l'approche de l'échéance, un nouvel appel d’offres aurait dû être lancé, mais rien n’a été fait. Un projet d’appel d’offres a été soumis à l’approbation du Groupement des collectivités territoriales Marrakech Transport, mais il a été rejeté par plusieurs élus pour non-conformité aux règles de libre concurrence et d’égalité d’accès aux commandes publiques, en raison des clauses et critères discriminatoires qu’il contenait à l’égard des opérateurs nationaux.

Il devait être révisé et une nouvelle version devait être présentée, mais l’autorité délégante a opté pour une seconde prorogation de gré à gré avec le même opérateur jusqu’en juin 2021, puis une troisième jusqu'en juin 2022, soit une durée totale du contrat de 22 ans, dont 8 années de prorogation, ce qui constitue une violation des lois et réglementations en vigueur.

L'élaboration d'un nouveau cahier des charges et le lancement d'un appel d'offres remettront les compteurs à zéro, en donnant davantage de chance aux opérateurs nationaux qui appellent à l'application de la préférence nationale dans ce secteur. Rappelons qu'Alsa gère le service dans plusieurs grandes villes du Royaume, notamment à Casablanca.

D'autres détails au sujet du transport public seront discutés par le conseil communal de la ville ocre lors de sa première session ordinaire, qui se tiendra le 22 octobre prochain, en présence de la société de développement local (SDL) chargée du transport public dans la ville et du Groupement des collectivités territoriales.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Tags : bus, Marrakech
Par
Le 21 octobre 2021 à 12h23

à lire aussi

Équipementiers : pourquoi le Maroc doit renégocier son contrat avec Puma
Football

Article : Équipementiers : pourquoi le Maroc doit renégocier son contrat avec Puma

Signé en 2019, le partenariat entre la FRMF et Puma ne correspond plus au nouveau poids des Lions de l’Atlas dans le football continental et mondial. Entre le parcours historique au Mondial 2022, la place du Maroc dans le Top 10 mondial, le sacre continental et la perspective de 2030, la sélection nationale a changé de dimension. Puma paie-t-il encore le Maroc à sa juste valeur ?

Réforme des prix des médicaments : les principales mesures de la version finale du décret
ECONOMIE

Article : Réforme des prix des médicaments : les principales mesures de la version finale du décret

Près d'un an après son annonce au Parlement par le ministre de la Santé, le décret réformant les prix des médicaments est enfin inscrit à l'ordre du jour du Conseil de gouvernement prévu ce jeudi 9 juillet. Voici les principales dispositions de sa version finale.

Mines : les projets de cuivre ouverts à l'investissement par l'ONHYM
Mines

Article : Mines : les projets de cuivre ouverts à l'investissement par l'ONHYM

Le cuivre n'a jamais valu aussi cher, et le Maroc entend en profiter. Autour du modèle de partenariat de l'ONHYM, projets d'exploration et unités industrielles dessinent une chaîne de valeur intégrée, de la mine à la cathode.

École privée, logement, viande rouge : pourquoi les aides publiques peuvent nourrir la hausse des prix
ECONOMIE

Article : École privée, logement, viande rouge : pourquoi les aides publiques peuvent nourrir la hausse des prix

Le crédit d’impôt pour les frais de scolarité proposé par le RNI relance une vieille question de politique économique. Une aide à la consommation améliore-t-elle réellement le pouvoir d’achat ou finit-elle par être absorbée par les prix ? Dans des marchés peu régulés, où l’offre est limitée et où la formation des prix reste opaque, la réponse n’est jamais automatique. L’argent public, censé soutenir les ménages, n’atteint pas toujours pleinement sa cible.

Bourse de Casablanca : le MASI recule de 0,93% le 8 juillet 2026
La séance du jour

Article : Bourse de Casablanca : le MASI recule de 0,93% le 8 juillet 2026

La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 8 juillet 2026 en baisse. Le MASI a cédé 0,93% à 18.055,63 points, dans un volume global de 2,67 MMDH.

Fonds des justiciables : la Cour des comptes contrôlera enfin les caisses des avocats
DROIT

Article : Fonds des justiciables : la Cour des comptes contrôlera enfin les caisses des avocats

Les caisses des avocats, qui gèrent les fonds déposés par les justiciables auprès des avocats, seront désormais soumis au contrôle de la Cour des comptes, une mesure adoptée après de longs débats au Parlement.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité