Maroc-UE. Mohamed Alamouri (Comader) : “Nous aurons gain de cause, c'est évident”
En matière d'accord agricole et de pêche Maroc-UE, l’Union européenne et le Royaume continuent de faire bloc face à deux adversaires communs : le "polisario" et l’Algérie. Sur le terrain, le flux d'exportation de produits frais se poursuit normalement, assure la Comader.
Joint au téléphone, Mohamed Alamouri, président de la Confédération marocaine de l'agriculture et du développement rural (Comader), partie intervenante dans cette affaire, commente d'une voix tonique la décision du Tribunal européen, publiée ce mercredi 29 septembre 2021, concernant l'accord agricole Maroc-UE.
Aucune inquiétude n'est perceptible.
La décision du tribunal, rappelons-le, peut ouvrir la voie à une remise en cause de l'origine de certains produits agricoles ou de pêche marocains dans le commerce avec l'UE. Toutefois, les accords resteront valables et en vigueur : tout pourvoi formé sera, en effet, suspensif et aucune décision ne sera définitive tant que le tribunal ne statuera pas sur le pourvoi.
Le président de la Comader confirme que le flux d'affaires se poursuit normalement.
"Rien de ceci n'altère notre confiance. Nous savons que le Maroc aura gain de cause, c'est une question de justice. La décision de la cour a quand même jugé que la plupart des arguments de l'autre partie sont irrecevables", avance-t-il.
"Elle juge nécessaire de consulter mieux ou davantage les populations des provinces du Sud. Cela ne pose évidemment aucun problème. La liste des affiliés de la Comader dans les provinces du Sud est parlante et consistante. Cela étant, il s'agit d'une décision politique et provisoire. Le Maroc est dans son droit ; il est un pays stratégique pour l'Europe. La situation sera rétablie."
À découvrir
à lire aussi
Article : Mines. Où se concentre la nouvelle richesse minière du Maroc ?
Porté par la flambée des cours des métaux et la mise en service de nouveaux sites miniers en 2025, le secteur minier marocain hors phosphates a accéléré sa cadence. Alors que le plan gouvernemental vise à atteindre 15 milliards de DH à l’horizon 2030, le secteur est d’ores et déjà en passe de franchir le cap historique du milliard de dollars de revenus dès cette année. Tour d'horizon complet.
Article : Label Vie-Retail Holding. Les dessous d’une fusion inédite qui veut redessiner le retail marocain
C’est une opération peu commune sur la place casablancaise : Label Vie, société cotée, doit être absorbée par Retail Holding, sa maison mère non cotée, appelée à devenir la nouvelle entité boursière du groupe. Derrière ce montage technique, l'ambition est plus large : transformer un ensemble d’enseignes en plateforme intégrée, capable de peser davantage au Maroc comme à l’international.
Article : Avec le Waldorf Astoria, Rabat veut changer de rang dans le tourisme haut de gamme (opérateurs)
L’arrivée du Waldorf Astoria marque un tournant dans le repositionnement touristique de la capitale, estiment la ministre de tutelle ainsi que les présidents, actuel et ancien, des CRT de Casablanca et de Rabat. Entre montée en gamme, attractivité accrue et effet d’entraînement sur l’ensemble du secteur, ce projet cristallise de fortes attentes chez les opérateurs concernés.
Article : Dans son bras de fer avec la BMCI, Abdelmalek Abroun obtient la suspension d’une saisie immobilière
Premier effet tangible du redressement personnel de Abdelmalek Abroun : le tribunal de commerce de Rabat a suspendu une vente aux enchères engagée par la BMCI sur un bien immobilier du dirigeant du groupe Abroun Gold TV Sat. Détails exclusifs.
Article : Au port de Casablanca, la congestion s’aggrave et inquiète toute la chaîne logistique
Au port de Casablanca, la congestion s’est installée dans la durée, entraînant une forte hausse des coûts pour les opérateurs et des temps d’attente particulièrement élevés pour les navires. Selon des sources jointes par nos soins, le phénomène est désormais visible à l’œil nu, avec des files qui débordent largement du périmètre portuaire. Le point.
Article : Football. La Ligue professionnelle et le casse-tête juridique de l'interdiction de déplacement des supporters
Après les incidents survenus en marge de plusieurs rencontres, la Ligue nationale de football professionnel (LNFP) a décidé de restreindre les déplacements de supporters visiteurs lors des prochaines journées de Botola. Présentée comme une réponse sécuritaire à la recrudescence des violences, cette mesure soulève aussi une question juridique sensible : jusqu’où une instance sportive peut-elle limiter la liberté de circulation des citoyens ?