Préfinancement export : Crédit Agricole du Maroc lance “Tasbiq Tasdir”
En réponse au renchérissement des coûts liés à la logistique et aux intrants, CAM redéfinit son dispositif global d’accompagnement baptisé baptisé "Tasbiq Tasdir".
Le Crédit Agricole du Maroc (CAM), en concertation avec le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, apporte son appui aux exportateurs de produits agricoles, en lançant un nouveau produit "Tasbiq Tasdir", annonce un communiqué du groupe.
Il s'agit d'une réponse apportée, par la banque, aux opérateurs pour faire face au renchérissement des coûts liés à l’export et notamment ceux liés à la logistique (fret maritime ou terrestre) et aux intrants (emballage et conditionnement).
"Tasbiq Tasdir" est un crédit de trésorerie qui permet de préfinancer la campagne d’exportation en dirhams ou en devises et couvre toutes les opérations liées à l’export, est-il expliqué.
"Il peut être couplé à une couverture, à terme, pour la gestion du risque de change et sera octroyé à un taux avantageux, allant de 3,75% HT à 4,25 % HT selon le respect des critères d’éligibilité et la formule choisie par l’opérateur. Si le crédit est libellé en devises, il sera octroyé à un taux avantageux, en rapport avec les taux en vigueur de la devise choisie".
Tasbiq Tasdir est destiné à l’ensemble des opérateurs, quelle que soit leur taille : agriculteurs, coopératives, GIE, stations de conditionnement, agrégateurs…
CAM explique que ce nouveau produit sera appuyé par "le déploiement d’un nouveau dispositif Salle des marchés spécifique, avec un desk dédié et accessible à tous ainsi que le déploiement d’un réseau de trades centers au niveau régional, chargés d’apporter le conseil et l’appui nécessaires aux opérateurs".
"La cotation appliquée pour les opérations de rapatriement de devises sera, désormais, pour les agriculteurs, celle que la Banque applique à ses plus grands clients corporate".
Comme tout crédit, Tasbiq Tasdir reste tributaire d’une validation du dossier par les comités compétents et d’une évaluation du risque en cohérence avec les normes et standards en vigueur.
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