Banque mondiale: les défis de la participation des femmes au marché du travail au Maroc
Dans un article, la Banque mondiale donne un aperçu sur les défis auxquels le Maroc est confronté en termes de participation féminine au marché du travail et dont le taux n'est que légèrement au-dessus de la moyenne de la région Mena.
L’article "Tendances et déterminants de la participation féminine au marché du travail (FLFP) au Maroc: une première analyse exploratoire" de la Banque mondiale donne un aperçu des défis auxquels le Maroc est confronté.
Les données proviennent de 18 vagues transversales de l'enquête nationale sur l'emploi entre 2001 et 2018, de trois vagues d'enquêtes sur les valeurs mondiales entre 2001 et 2011 et de quatre vagues du baromètre arabe entre 2006 et 2017.
Dans l'ensemble, l’étude révèle l'existence de deux marchés du travail différents au Maroc: l'un dans les zones rurales, où l'emploi et la participation sont plus élevés pour les deux sexes. Et l'autre dans les zones urbaines, où l'inactivité est extrêmement élevée pour les femmes et relativement faible mais en augmentation pour les hommes.
Les principales conclusions de la Banque mondiale sont:
- Un niveau de scolarité plus élevé pour les femmes signifie une plus grande participation.
- Mieux le chef de famille est instruit, plus la femme restera hors de la population active, en particulier dans les ménages ruraux.
- Être mariée réduit la probabilité de participation: dans les zones urbaines, rester célibataire réduit la probabilité d'inactivité chez lez femmes de 30% et 20% dans les zones rurales.
- La présence d'autres femmes inactives dans le ménage augmente la probabilité qu'une femme soit inactive.
"Le FLFP du Maroc est resté l'un des plus bas au monde et est encore plus bas qu'il y a deux décennies", souligne la banque. Et ce, malgré un PIB par habitant plus élevé, un taux de fécondité plus bas et un meilleur accès à l'éducation.
En 2018, à 21,6%, le taux de FLFP du Maroc se classait 180e sur un échantillon de 189 pays et 78,4% des Marocaines âgées de 15 à 65 ans n'étaient ni employées ni à la recherche d'un emploi.
"De plus, bien que la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord (Mena) soit caractérisée par des taux de FLFP historiquement bas, le Maroc est l'un des rares pays à avoir enregistré une baisse soutenue", ajoute la Banque mondiale en soulignant que si cette tendance persiste, dans quelques années, le taux de FLFP du Maroc pourrait être inférieur à la moyenne de la région, étant donné qu'il est maintenant légèrement au-dessus de la moyenne Mena de 21%.
à lire aussi
Article : Su-57 en Algérie : l’annonce qui masque mal le décrochage face au Maroc
Souvent présentée comme une rupture stratégique, l’arrivée annoncée du chasseur russe de 5e génération reste entourée d’incertitudes. Pour Alger, elle permet surtout de projeter une image de puissance, alors que le Maroc a déjà engagé une modernisation profonde de ses capacités aériennes.
Article : Le Maroc et l’UE lancent un programme de 3,7 milliards de DH pour la politique nationale de l’eau
L’enveloppe combine 48 millions d’euros de subventions européennes et 300 millions d’euros de prêts concessionnels mobilisés auprès de la KfW, de la CDP italienne et de l’AFD, avec un appui ciblé sur les sécheresses, les inondations et la préservation des eaux souterraines.
Article : Mafoder lance une nouvelle filiale à Dakhla
Le groupe porté par Ibrahim Slaoui accélère son développement en s’implantant à Dakhla.
Article : Médicaments : derrière la réforme des AMM, la bataille des délais et des prix
Le Parlement a commencé à examiner l’une des réformes les plus sensibles du secteur pharmaceutique. Adopté le lundi 1er juin 2026 en commission, le projet de loi 27.26 est présenté par le gouvernement comme une mise à niveau urgente, mais plusieurs parlementaires y voient une réponse encore trop partielle aux blocages du secteur. Au centre du débat, les AMM, ces autorisations techniques dont les retards peuvent peser directement sur la concurrence et le portefeuille des patients. Explications.
Article : Mineures de Kariat Ba Mohamed : la FLDF veut se constituer partie civile
L’organisation féministe réclame une prise en charge psychologique, sociale et médicale des victimes présumées et appelle à la création d’un comité d’avocats pour suivre la procédure ouverte après plusieurs interpellations.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI décroche de 1,8%, plombé par le repli des valeurs minières
La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 2 juin 2026 dans le rouge. Le MASI a perdu 1,79%, pénalisé notamment par le repli des valeurs minières. La capitalisation boursière est revenue à 1.082,6 milliards de dirhams, tandis que les échanges ont atteint 334,3 MDH.