Voyages de luxe : Les raisons de la consécration internationale de la start-up Maana
Consacré par la revue américaine « Condé Nast Traveler » comme un des meilleurs spécialistes de la planète des voyages de luxe pour l’année 2021, le fondateur de « Maana » revient pour Médias24 sur l’activité de sa jeune entreprise. Selon Hamza Eddahbi, cette consécration permettra à sa start-up de rebondir après la pandémie en créant un nouveau type de tourisme post-Covid.
Publié tous les 45 jours, le dernier numéro de la revue « Condé Nast Traveler » a désigné la start-up marocaine Maana comme étant un des meilleurs experts mondiaux de l’activité du voyage de luxe.
« Maana ne propose que des prestations B to B »
L’occasion d’interroger son fondateur Hamza Eddahbi qui nous explique les services proposés par sa jeune société née en 2015 et surtout les raisons de son manque de notoriété auprès du grand public.
« Contrairement à d’autres entreprises, Maana a choisi de ne pas beaucoup communiquer pour la bonne raison que toute notre activité se fait en B to B (business to business) et qu’elle offre plus des expériences à une clientèle internationale de très haut de gamme que des services à proprement parler.
« Des expériences uniques plutôt que des services »
« Pour ces expériences uniques, nous proposons à nos clients des rencontres inédites avec par exemple l’explorateur Nacer Ben Abdeljalil qui accompagnera ceux portés sur les sports extrêmes.
« Nous organisons également des visites privées dans des endroits culturels qui ne sont pas accessibles à tous, sachant que notre clientèle est déjà habituée à voyager aussi bien dans le monde qu’au Maroc.
« En effet, nos clients cherchent des rencontres exceptionnelles avec des spécialistes de l’aventure out-door qui ne se contenteront pas seulement d’une ballade dans la vallée de l’Ourika à Marrakech.
Sport extrême avec des coachs ou visites guidées d’endroits fermés au grand public
« Notre cœur de métier est donc de créer une expérience unique avec des accompagnateurs qui les emmèneront dans des endroits exceptionnels peu ou pas fréquentés par le grand public.
« Ainsi, on pourra avoir comme clients des architectes ou des designers qui voudront faire un circuit art-déco dans une ville comme Casablanca qui a été un laboratoire d’architecture au 20ème siècle.
« Maana se distingue donc par un choix de thématiques pointues qui créent des expériences uniques pour des amateurs d’art qui pourront être coachés par des artistes, voire des curateurs de musée », explique Eddehbi qui tient à préciser que sa quinzaine d’employés ont une moyenne d’âge de 28 ans.
Des prix VIP pour des prestations sur mesure
Sur les prix pratiqués, le fondateur de la start-up préfère rester discret en affirmant qu’il n’y a pas de tarif fixe ou même de fourchette mais plutôt des prestations à la carte et sur mesure.
« Tout dépend des choix des clients qui peuvent venir du Mexique ou de Taïwan et qui vont vouloir loger au Royal Mansour ou à la Mamounia de Marrakech », précise Eddehbi, très fier d’avoir retenu l’attention de la revue Condé Nast Traveller qui a consacré le travail accompli par sa start-up.
« Le chemin parcouru n’est qu’une étape, car notre destination a encore beaucoup à offrir même s’il y a déjà une quinzaine de sociétés qui travaillent sur le créneau du voyage de très grand luxe.
Une consécration qui permettra de rebondir après la pandémie
« Jusqu’à récemment, les clients de ce segment faisaient plus confiance à des sociétés étrangères mais une nouvelle génération d’opérateurs marocains plus jeunes comme Maana est en train d’inverser la tendance », se félicite Eddehbi qui reconnait avoir été surpris par la consécration de sa société par la revue américaine Condé Nast Traveller.
« Pour être honnête, ça a été une vraie surprise car Maana est beaucoup plus jeune que les autres entreprises mais le travail acharné de notre équipe a fini par porter ses fruits.
« En période de Covid, cette consécration tombe à point nommé pour rebondir le moment venu », conclut le jeune entrepreneur. Pour lui, l’enjeu n’est pas de survivre mais plutôt de s’adapter à un nouveau type de tourisme post-Covid et de créer plus de valeur ajoutée après la reprise du secteur…
à lire aussi
Article : “Escobar du Sahara” : ce que les accusés doivent payer à l'Etat
Au-delà des peines privatives de liberté, le verdict comporte un important volet pécuniaire. Les condamnés devront verser près de 8,5 milliards de dirhams à l'Administration des douanes, auxquels s'ajoutent des confiscations d'avoirs, des sanctions pour infractions à la réglementation des changes et des condamnations civiles.
Article : Affaire Naciri-Bioui, le verdict : jusqu'à 12 ans de réclusion pour les principaux accusés
Abdenbi Bioui a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Saïd Naciri a, quant à lui, été condamné à 10 ans de réclusion. Les premiers détails.
Article : Affaire “Escobar du Sahara”: huit heures après la clôture de l'audience, toujours pas de verdict
CASABLANCA. Il est un peu plus de 19 heures ce jeudi 25 juin et le verdict dans l'affaire "Escobar du Sahara" ou "Naciri-bioui" impliquant Said Naciri et Abdenbi Bioui se fait toujours attendre.
Article : Casablanca : la plage de Aïn Diab envahie de déchets, des interrogations sur leur origine
Des déchets plastiques, des emballages et des caisses endommagées jonchent depuis plusieurs jours la plage de Aïn Diab. Si l'origine de cette pollution reste inconnue, les images recueillies par Médias24 relancent les interrogations sur les rejets en mer.
Article : Ebola en RDC : un premier vol marocain achemine 9 tonnes de matériel à la MONUSCO
Un avion militaire marocain a livré à Bunia neuf tonnes de matériel médical, pharmaceutique et logistique destinées à appuyer les opérations de la MONUSCO face à l’épidémie d’Ebola en Ituri. Une deuxième rotation est prévue dans les prochains jours avec du matériel complémentaire et une équipe médicale marocaine spécialisée.
Article : Dispositif national d’alerte précoce : ce qui bloque, ce qui va changer d'ici 2027
Pour sa deuxième journée, la consultation nationale sur les systèmes d’alerte précoce a mis en lumière les lacunes persistantes en matière d’évaluation des risques et de surveillance. Le nouveau dispositif national, prévu avant 2027, devrait tracer une refonte totale adossée à la promesse d'une coordination institutionnelle interopérable.