Vaccin. “Le Maroc recevra des livraisons consistantes d'ici avril” (Samir Machour)
Sans compter les livraisons de Sinopharm, Samir Machour, senior vice-président de Samsung Biologics, annonce que le Maroc recevra, d'ici fin mars, 5 millions de doses du vaccin d'AstraZeneca, puis 20 millions de doses d'ici avril.
Depuis Seoul, Samir Machour, senior vice-président de Samsung Biologics, s’est exprimé ce 17 février dans l’émission “invité de la rédaction” de Médi1Tv, au sujet de la vaccination anti-Covid. Cette grande personnalité du monde de la santé à l'échelle internationale, semble impliquée de près dans l'approvisionnement du Maroc en vaccins anti-Covid.
M. Machour a annoncé que le Maroc disposera dans environ un mois et demi, “d'au moins 20 millions de doses pour vacciner 10 millions de personnes”.
En effet, 5 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca vont parvenir au Maroc en provenance de l’Europe d’ici fin mars et 20 millions de doses envoyées depuis l’Inde, seront quant à elles livrées d’ici avril, explique la même source. Au total, si ces chiffres se confirment, les livraisons d'AstraZeneca dépasseront les 25,5 millions de doses commandées, avec une diversification des fournisseurs".
“D’autres livraisons de Sinopharm sont prévues vers fin mars-début avril”, indique M. Machour.
Selon ce dernier, le Maroc fait partie des pays qui ont préparé une campagne de vaccination “exemplaire”. Il l’a décrite comme étant “excellente et très bien contrôlée”, surtout que le Royaume a réussi à vacciner plus de 1,7 million de personnes ce qui est supérieur à de nombreux pays dans le monde.
En effet, “près de 130 pays n’ont toujours pas de vaccin jusqu’à présent. La majorité des pays arabes et africains n’ont pas encore démarré l’opération”, déclare-t-il.
Pour rappel, sur les 66 millions de doses commandées, le Maroc en a reçu 7 millions qui permettront de vacciner tous les frontliners ainsi que la population générale âgée de plus de 60 ans, en attendant les nouvelles livraisons.
Par ailleurs, Samir Machour s’est également arrêté sur la polémique autour de l’efficacité du vaccin d’AstraZeneca sur les plus de 65 ans. Une polémique dont la source est une “mauvaise interprétation des données par certains pays”.
“Tous les pays sont souverains et ont le droit de prendre les décisions qu’ils veulent, mais il faut savoir que l’OMS et l’agence européenne du médicament n’ont donné aucune limite d’âge en approuvant le vaccin d’AstraZeneca. Les données qui ont été publiées ont été mal interprétées par certains pays et AstraZeneca devait leur fournir des données supplémentaires.
“La Corée du Sud va approuver ce vaccin cette semaine ou la suivante et il sera validé pour les 60 ans et plus. Ce n’était donc qu’un manque de données qui sont désormais disponibles”, ajoute-t-il.
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