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ECONOMIE

Masques de protection : Les prix suivent une tendance baissière

Les masques de protection sont disponibles en abondance sur le marché, ce qui a contribué à la baisse de leur prix. En termes d'efficacité, le ministère de l'Industrie envisage de réviser à la hausse le taux de filtration pour contrer le nouveau variant du virus. 

Masques de protection : Les prix suivent une tendance baissière
H.G.
Le 10 février 2021 à 13h08 | Modifié 11 avril 2021 à 2h50

Nous sommes à neuf mois d'obligation du port de masque de protection dans les lieux publics. Une obligation qui a créé un nouveau marché où l'offre et la demande ont fait varier les prix substantiellement depuis les premiers jours. 

Le ministère de l'Industrie a veillé, sur instructions royales, à répondre au besoin du marché en masques de protection en quantités suffisantes et avec un prix subventionné à 0,8 DH l'unité.

En dehors de ce type de masques, le marché s'est petit à petit diversifié en termes de produits, de qualité et de prix. Le niveau de protection, lui, est censé être le même pour tous car l'ensemble des masques doivent respecter les normes obligatoires mises en place par IMANOR. 

La question du prix est revenue souvent au-devant de la scène. Certains observateurs estiment que les prix au Maroc restent chers notamment pour les masques chirurgicaux et les masques de type FFP2. 

En septembre dernier, Dr. Khadija Moussayer, spécialiste en médecine interne et présidente de l'Alliance des maladies rares au Maroc (AMAIS) avançait que le prix du masque FFP2 avait beaucoup augmenté depuis l’apparition du virus. Il pouvait atteindre 70 DH/ unité contre 10 DH/ unité avant la pandémie. 

Même constat pour le masque chirurgical dont une boîte de 60 unités coûtait en septembre dernier entre 230 et 450 DH, voire moins ou plus, selon les pharmacies, contre 150 DH/ boîte de 60 unités auparavant", expliquait-elle. 

La suroffre fait pression sur les prix 

Aujourd'hui, il semble que les prix ont baissé. "Le marché des masques de protection, tous types confondus, évolue confortablement", nous assure un acteur du secteur des dispositifs médicaux membre de l'association marocaine des professionnels des dispositifs médicaux. 

"Nous avons une abondance des produits sur le marché ce qui a un impact sur les prix. Nous remarquons que les prix commencent à baisser sensiblement", assure notre source. 

Selon ce professionnel, le prix de gros d'une boite de 50 unités des masques de protection (non tissés) varie entre 30 et 35 DH avec un plafond de 45 DH. Pour les masques chirurgicaux, le prix de gros de la boite de 50 unités varie entre 70 et 80 DH.

En ce qui concerne les masques FFP2, notre professionnel fait la distinction entre le produit local dont le prix va de 8 à 10 DH l'unité et le produit importé dont le prix varie entre 15 et 20 DH. A noter que la différence entre le prix de gros et le prix de vente au public est de 5 DH à 10 DH maximum. 

"Ces prix sont amenés à baisser davantage car il y a une suroffre sur le marché", nous explique-t-il. En comparaison avec d'autres pays, notre professionnel avance que le Maroc est moins cher de 30 à 40% que la France et a pratiquement les mêmes prix que ceux pratiqués en Tunisie. 

Ces fourchettes sont une moyenne des prix de gros. Mais quand on se tourne vers le commerce en détail, les prix varient sensiblement. Une boite de 10 masques non tissés peut être vendue à 15 DH, 20 DH ou même 30 DH. Une unité peut couter au consommateur 0,8 DH s'il demande le masque subventionné, 1 DH ou 2,5 DH pour les autres. 

Il n'y a pas de règle ou de signe de différenciation entre les différents masques vendus à part le prix. 

La tutelle encourage la production locale

Contactée, une source au ministère de l'Industrie et du Commerce explique qu'en dehors des masques subventionnés, le marché est libre. Les prix sont donc régis par la loi de l'offre et de la demande. 

Sur ce volet, notre interlocuteur affirme qu'il y a une surproduction des masques de protection. "Il y a même une saturation du marché". En effet, il y a aujourd'hui une cinquantaine d'industriels certifiés par IMANOR pour la production de masques de protection non tissés et autant qui opèrent sur le segment du masque en tissu réutilisable.

"Il faut noter aussi que la production locale s'est diversifiée. Des entreprises locales ont investi dans les segments des masques chirurgicaux et des masques FFP2", assure notre source. 

Elles sont actuellement quatre entreprises certifiées par IMANOR pour la production des masques type FFP2 et trois entreprises homologuées par le ministère de la Santé pour la production des masques chirurgicaux. "D'autres entreprises sont en cours d'homologation par le ministère de la Santé", confie notre interlocuteur au ministère. 

Par ailleurs, notre source confie que le ministère de la Santé envisage de revoir les normes de production des masques dans le sens de l'amélioration de leur taux de filtration afin de contrer la propagation du nouveau variant du virus réputé plus contagieux (+50% probablement).

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H.G.
Le 10 février 2021 à 13h08

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